Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:41
Stéphane Debac, s'oublier pour exister

Il est né un 23 octobre, il y a 42 ans. Silhouette juvénile, veste en cuir, casquette et Doc Martens, son sourire Colgate masque une vraie réserve. Si l’acteur excelle à endosser tous les costumes, de travesti à tueur en série en passant par amoureux transi, il exècre se mettre à nu, évoquer « l’arrière-boutique »… Question d’élégance. Et de liberté. Il ne s’est jamais livré à l’exercice du portrait, mais il est joueur… et curieux. Il donne rendez-vous dans un café près de chez lui, à Montmartre.

14 septembre 2015, Paris, rue Caulaincourt. Il réussit le tour de magie à être reconnaissable au premier coup d’œil sans qu’on ne sache rien de lui, ni même parfois qu’on se remémore son nom. Stéphane Debac n’est pourtant pas un perdreau de l’année. En quinze films et autant de séries ou de téléfilms, mis en scène par Claude Chabrol, Gérard Jugnot, Christophe Barratier, Eric Rochant ou Eric Valette, il a su se faire une place d’outsider dans le cinéma français. « Je suis monté marche après marche, jamais quatre à quatre. Il a fallu batailler. Il y a toujours un acteur plus sexy financièrement. » Quoique. Récemment, il a été écarté d’un film précisément pour la raison inverse. « Le producteur m’a envoyé un gentil texto disant qu’il préférait engager des inconnus pour entourer l’acteur vedette… Tu passes vingt piges à essayer de te faire connaître pour répondre aux règles du métier et on te dit que t’es trop connu, c’est une blague… » Faussement amer. Stéphane Debac savoure chaque jour le cheminement de sa carrière. « Le fait de ne pas être assez visible pour qu’un metteur en scène pense d’emblée à moi me permet d’être encore dans l’artisanat, comme un magicien qui fait ses tours sans montrer comment ça marche. »

Pudique, mais bavard. S’il aime en dire le moins possible sur lui, il est intarissable sur sa profession, disponible, malgré tout, au jeu du portrait. Il ne risque pas grand chose. Un blog n’a pas l’exposition médiatique de la quatrième de couv de Libé ni de la rubrique « Le jour où » dans Paris Match. Ce qui l’amuse, c’est le contexte. « Faire le portrait de Debac après celui de Simone Veil, j’ai fait marrer mes potes ! » Trèves de plaisanterie. S’il ne se prend pas au sérieux, il prend très à cœur son métier d’acteur. « Mon boulot, c’est de faire exister un autre que moi. Pendant longtemps, plus le rôle était éloigné de ma personnalité, plus j’avais le sentiment de l’exercer. Jouer un personnage trop proche m’aurait mis très mal à l’aise. Ce qui me plait, c’est m’oublier. » C’est pourtant en s’oubliant qu’il a fini par se faire remarquer. En interprétant des rôles aux antipodes de sa nature, il impose son style, compose des personnages souvent ambigus, cyniques, manipulateurs ou violents, à qui l’on donnerait néanmoins le bon Dieu sans confession… « Jouer la comédie reste un exercice de haute voltige. Il ne faut pas avoir peur du vide car il faut sauter. » Pour se donner du courage, il utilise certains accessoires dont un de prédilection…

Homme à lunettes. « La première fois que j’ai porté une paire de lunettes, c’était en 2005 pour incarner le Juge Lambert dans la série « L’affaire Villemin » de Raoul Peck, une façon de se rapprocher physiquement du personnage. J’en ai aussi eue dans un téléfilm sur Francis Heaulme, « Dans la tête du tueur » de Claude-Michel Rome avec Bernard Giraudeau. » C’est toujours affublé de lorgnons et peu baisant qu’il balançait à Arsène Mosca dans la série « Palizzi », réalisée par Jean Dujardin : « T’es nuisible, t’es toxique, Antonio. T’es vulgaire, t’es gros, t’es moche, t’es inutile, t’es un surplus. » Charmant. Il le sera bien davantage en 2011, chaussé de nouvelles montures, dans la peau de Jean-Louis Maurel, le tueur en série machiavélique et sadique qu’il joue aux côtés d’Albert Dupontel et de Natacha Régnier dans « La Proie » d’Eric Valette, son plus grand rôle au cinéma. « Ca m’amusait de lui donner un certain classicisme, le côté pull sur les épaules en vacances au Touquet… » Stéphane Debac a-t-il un problème avec les hommes à lunettes ? « J’aborde toujours les choses avec humour et distance dans la fabrication d’un personnage, j’aime concevoir son physique, son phrasé, sa démarche. Cela reste du jeu. » Certains affirment que les plus gentils dans la vie savent le mieux incarner les méchants à l’écran… Avec sa bouille affable, Stéphane Debac joue les salauds de façon déconcertante. « L’horreur est humaine. Je me suis appuyé sur son absence de morale pour jouer ce serial killer. C’est dur à expliquer car le processus créatif est facile. Je n’ai pas la conscience de tuer quelqu’un, y’a toujours un Jiminy Cricket qui te souffle « c’est pour de faux ! » En revanche, j’aime être crédible entre « Action » et « Coupez » ». Il veut cependant rassurer les plus sensibles. Non, il n’y a rien de schizophrénique là-dedans, oui, il n’a pas du tout été « perturbé » par le rôle… « C’est un métier de gamins, on ricane. C’est beaucoup plus amusant d’être le tueur de « La proie » qu’un beau gosse fadasse et souriant, même si j’ai longtemps eu envie de jouer dans une comédie romantique… » Un vœu exaucé par Stéphane Kazandjian en 2008 qui lui offre le rôle de Jérôme, un homo qui tombe amoureux de Bérénice Bejo dans « Modern Love », film choral avec Alexandra Lamy, Stéphane Rousseau, Pierre-François Martin Laval et Clotilde Coureau. Ce n’était pourtant pas gagné. Jeune, Stéphane Debac aspirait plutôt à avoir le nez qui s’allonge.

De Pinocchio au petit Grégory. Ni pompier, ni policier, ni vétérinaire, encore moins footballeur. Enfant, Stéphane va dans les buts uniquement pour s’intégrer au groupe. « Comme je ne voulais pas me prendre le ballon dans la gueule, je l’évitais. Forcément, j’étais pas le meilleur gardien de la terre… » A la différence de ses petits contemporains, il s’imagine embrasser un autre destin. « J’étais très marqué par Pinocchio. J’avais vu à la télévision l’adaptation de Luigi Comencini avec Gina Lollobrigida, ça m’avait fasciné. Je voulais être menuisier. C’était la seule façon de fabriquer un Pinocchio. » Il n’a pas tant raconté d’histoires. C’est sur les planches, mais celles du théâtre de l’école, que naît sa véritable vocation. « Comment dire… Je sentais que ma place était là. J’aimais lire les grands auteurs, captivé par Scapin ou Jan dans « Le malentendu » de Camus. Je regardais, minot, l’émission « Cinéma, cinémas », voyais défiler le visage d’acteurs mythiques au Cinéma de minuit sur FR3, et avec ma mère, on ne ratait jamais « Au théâtre ce soir » ni la cérémonie des César ! »

Infirmière de nuit, vivant à Lyon, sa mère s’est battue seule pour élever son petit garçon unique, au sens propre comme au figuré, lui qui rêve de rideau rouge plutôt que de blouse blanche, malgré un boulot d’été marquant en gériatrie et auprès d’enfants malades. « Ma mère est la personne avec qui j’ai les plus grands fous rires. Elle a l’énergie d’une Maria Pacôme. Elle m’a soutenu comme elle a pu : « Si tu veux jouer la comédie, sois un bon acteur ! » m’a-t-elle dit. » Tel un Rastignac, le bac G en poche et après un bref passage en histoire de l’Art, Stéphane Debac débarque à Paris en 1995 « avec mes bouquins et mes Larousse Junior », file l’après-midi à l’atelier Voutsinas, puis le soir au cours Simon, prend le dernier métro pour rentrer chez lui place Charles Dullin. « Déménager à Paris, c’était se donner la chance de faire l’acteur dans le haut du panier. »

Après quelques sketches écrits et joués sur « Bouvard du rire » avec Philippe Bouvard, c’est Pascal Chaumeil, le réalisateur de « L’arnacoeur » (mort récemment), qui lui met le pied à l’étrier et l’engage pour une pub Synthol qui fait du bien là où ça fait mal lorsqu’on se languit de jouer la comédie. « C’est la première fois que je voyais une grosse caméra. Pascal m’a ensuite rappelé deux fois pour faire « blague à part » et « Engrenages »… Il avait une constance dans la gentillesse, un œil brillant et doux. » Puis, les petits rôles s’enchaînent. D’abord avec Claude Chabrol qui le choisit sans casting, en sirotant un Perrier assis dans son bureau, pour jouer un flic donnant la réplique à Isabelle Huppert. « Le rôle était petit, mais c’est un souvenir magnifique. Tout le monde m’avait dit : « Avec Huppert, tu vas ramer, elle est dure avec ses partenaires, attention dragon, blinde toi ! » Le jour J, elle s’est montrée très sympathique, professionnelle, sans mépris pour un petit jeune venu dire trois phrases, consciente que le plus dur, c’est d’exister deux secondes à l’image… » A la cantine, bonne camarade, elle lui sert sa purée. Fin de tournage. Stéphane Debac, l’étincelle dans le regard, raconte l’anecdote comme s’il n’en revenait toujours pas. C’est lors de la fête de fin de film, sur une péniche face à la Tour Eiffel qui scintille, en compagnie de l’interprète fétiche de Claude Chabrol, qu’il apprend par téléphone avoir décroché le rôle du juge Lambert dans « L’affaire Villemin ». « Je n’y croyais pas, j’étais sans réaction, c’est Isabelle Huppert qui s’est montrée enthousiaste ! C’était chouette d’obtenir mon premier grand rôle face à une actrice que j’adore. » Plus tard, Chabrol lui redonnera un petit rôle dans « La fille coupée en deux », un réalisateur dont il parle encore au présent. « C’est un rieur qui sait très bien se servir des acteurs, avec la décontraction des gens intelligents. Un cinéaste vivant. » Il n’en dira pas autant d’Eric Rochant, technicien plus taiseux, avec qui il a tourné « Le bureau des légendes ». Si l’acteur est sensible au talent, il l’est aussi au regard que l’on pose sur lui.

Une performance saluée. « Après « L’affaire Villemin », j’ai eu la « carte d’acteur », les critiques disaient « Il a bien travaillé », j’étais super fier. » Les coulisses avaient été plus âpres : quatre mois de tournage, une somme de texte à apprendre dans une ambiance lourde avec le couple Villemin présent sur le tournage… Et le vrai juge qui l’accuse de malhonnêteté intellectuelle, vexé que son interprète ne prenne pas le temps de le rencontrer avant le tournage. « Je ne suis pas un biographe, je suis au service d’un scénario. Même basé sur un fait réel, dès lors qu’il y a écriture d’une histoire, un tournage et un montage, on est dans de la fiction. Sinon, on fait du documentaire. » Malgré la reconnaissance, Stéphane Debac se heurte au manque d’imagination de certains réalisateurs. Difficile de le voir en gendre idéal sexy lorsqu’on l’a découvert en vieux garçon élimé dans « L’affaire Villemin »… Têtu, il réussit néanmoins à convaincre Stéphane Kazandjian de l’engager sur « Modern Love ». « Quand je passe des essais, je me dis toujours que le rôle est pour moi. Les producteurs du film ont ainsi pu me payer moins cher que les cinq têtes d’affiche. On ne monnaye pas une notoriété qui n’existe pas. Ce n’était pas important. J’étais heureux car jamais, jamais, jamais, j’ai pensé un jour faire du cinéma ! »

Intimité. Il plisse ses yeux rieurs, détourne légèrement la tête, anticipe avant même que la conversation ne puisse glisser vers une tournure plus personnelle. « Je suis d’une nature secrète. Les gens n’ont pas besoin de savoir avec qui je me couche et avec qui je me réveille. Je crois sincèrement que la discrétion alimente la crédibilité d’un acteur. Entend-t-on parler de la vie de Kevin Spacey ou de Keanu Reeves ? Je ne fais pas ce job pour cultiver ma propre personnalité. J’ai beaucoup d’ego. Ma prétention, c’est mon travail. » Chaleureux, ouvert, on aimerait briser l’armure. Consent-il tout juste à se décrire comme « un pessimiste joyeux », avouer une passion pour l’architecture et le mobilier des années 60 et 70, les contes et les légendes, les jouets anciens et les super héros, être allergique à peu près à tout, être fan de George Michaël (qui lui a dédicacé tous ses vinyles lors d’une émission chez Ardisson) et rêver de jouer un jour avec Emmanuelle Devos, « une actrice fantastique ». Maigre butin en deux heures et demie de conversation autour de deux crèmes qu’il a tenu à offrir. Très vite, le métier reprend ses droits. C’est lui la vedette, la passion atavique. « Quand j’avais 10 ans, j’ai envoyé ma photo à Paris pour un film, répondant à une annonce dans Télé Loisirs. Je n’ai jamais eu de réponse, j’étais très malheureux. A 15 ans, j’ai lu un livre qui m’a beaucoup marqué, « Comédien : du rêve à la réalité » de Serge Rousseau. Je n’étais pas un enfant de la balle, je venais de la classe moyenne, je ne faisais partie d’aucune famille de théâtre… Je suis parti de zéro, ce qui m’est arrivé est de l’ordre du miracle. »

Stéphane Debac semble vivre un rêve éveillé, seule la lucidité vient draper légèrement le petit nuage. C’est en découvrant sa bobine et son nom sur l’affiche de « Modern Love » place de Clichy, qu’il redescend sur terre, repense à une phrase de Jean-Louis Trintignant : « Acteur, c’est le métier de l’humiliation. » « C’est le mythe de Sisyphe. Contrairement aux autres professions, aussi dures soient-elles, un acteur n’est jamais vraiment engagé. Une fois le rôle en boîte, le rideau tombe, c’est fini, il faut retrouver du boulot, rien n’est acquis. Pendant ce temps-là, d’autres acteurs se font connaître, des parfums sentent meilleurs… C’est humiliant d’être la chaire à canon, surtout lorsque derrière, ce n’est pas aussi glamour que ce que l’on vend. » Pourtant, il ne changerait de vie pour rien au monde. Peut-être même accepterait-il d’être vétérinaire ou pompier, voire même footeux, si on lui donnait le premier rôle. Plus qu’une ambition, ce serait l’évolution naturelle de sa montée en puissance, parvenu aujourd’hui à la croisée des chemins. « Tout est possible, le vent tourne très vite, j’en suis l’exemple vivant. Je n’ai pas de plans, je me sens décalé, je m’éclate dans chaque rôle, je visite l’âme humaine… Comme je n’ai pas encore le physique du bonhomme, je ne marche pas sur les plates-bandes de Gilles Lellouche ! J’ai un petit capital sympathie, c’est intéressant d’être celui qui n’aide pas au financement d’un film car on est sûr d’être là pour les bonnes raisons. J’aurais été un vrai connard si les choses avaient été plus vite… Bon, je ne suis pas au fond du bus non plus. »

Après trois ans de silence au cinéma, de nouveau les projets affluent : en novembre, il retrouvera Eric Valette pour tourner un thriller trash « Le serpent aux mille coupures » où il campe cette fois un bourgeois de province enrichi par le business de la drogue, témoin de scènes terribles… En parallèle, il poursuit l’écriture d’une comédie d’aventures, entre « SOS Fantômes » et « A la poursuite du diamant vert », version frenchy, qu’il veut réaliser et interpréter avec Marilou Berry, sa grande amie rencontrée sur le film « La croisière » de Pascale Pouzadoux. Enfin, en 2016, sortira la première comédie romantique de Solange Sicurel « Faut pas lui dire » qu’il vient de tourner avec la chanteuse Jenifer où il incarne un prof de maths taciturne compagnon de Camille Chamoux… Et on vous le donne en mille : il porte des lunettes.

Dominique Thiéry

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 12:02

Stéphane Debac est aujourd'hui l'invité d'Alexandre Letren pour parler Resistance...

 

En direct à 18h.

La Série Sur le Gâteau Tous les mercredis de 18H00 à 19H30


Cliquer sur le lien :

 

ON AIR TV RADIO . FM 

 

Ou

direct lecteur web

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 19:02

Écrit par 

 8d7d02f71473cf9eb30ec6c51b579c80_XL.jpg

Photo Eddy Brière

 

Stéphane Debac est acteur et réalisateur. Sa carrière n'est plus à prouver. Il a joué dans de nombreuses réalisations cinématographiques, ainsi que dans des séries télévisées, telles que Modern Love, Djinns, La proie, Bienvenue aux Edelweiss, Faubourg 36...

Il a pu côtoyer sur les plateaux de ces différentes productions, de grands acteurs comme Alexandra Lamy, Bérénice Bejo, Clotilde Courau, Alice Taglioni, Stéphane Rousseau, Albert Dupontel, Kad Merad, Saïd Taghmaoui, Thierry Frémont, Gérard Jugnot , Clovis Cornillac, Grégoire Leprince-Ringuet, Aurélien Wiik, Matthias Van Khache... Son expérience, son talent d'interprète et son imagination emplie d'humour, l'ont poussé  à passer de l'autre côté de la caméra en 2008, en endossant le rôle de réalisateur pour la série télévisée Palizzi, au côté de Arsène Mosca.

 

Côté actualité : vous le retrouverez à l'affiche d'un film américain qu'il vient de tourner en anglais, "Girl on a Bicycle" de Jeremy Leven. La sortie US est prévue pour l'été 2013, alors un peu de patience :-) !

 

Aujourd'hui, il tombe le masque par le biais de nos questions, auxquelles il a eu la gentillesse de répondre en toute simplicité, avec sincérité et une pointe d'ironie. 

 


Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

-Je suis acteur et occasionnellement sculpteur sur trognons de pommes.


Décrivez-nous une de vos journées types !

-Le matin je me lève très tôt et je commence ma journée par 50 pompes, puis des étirements. Ensuite je lis un poème en avalant un jus de citron chaud pour me purifier, puis je m'allume une clope.


Pourquoi votre métier ou votre mode de vie vous passionne-t-il ?

-C'est sans aucun doute lié à cette magnifique histoire d'amour avec le public.


Quelle rencontre professionnelle deviendra une des plus belles ?

-Robert De Niro. C'est un peu mon parrain. Il a toujours été là pour moi.


Qui représente votre fantasme ?

-Charlize Theron, mais nos emplois du temps respectifs ne nous ont laissés aucune chance.


Avez-vous un petit rituel avant de tourner une scène ?

-Avant aucun, après en général je vais m'asseoir.


Quels conseils donneriez-vous à une personne qui voudrait faire de son rêve une réalité ?

-Cela dépend du rêve en question... Mais de façon générale, je lui conseillerais d'avoir une alimentation équilibrée.


Quels sont vos projets futurs ?

-Continuer...


Comment vous voyez-vous dans 10 ans ?

-Je pense que je ferai un album de reprise de Whitney Houston.


Dernière question, pourquoi aimez-vous le site Femmes Références ?

-Pour son humour !

 

FIN !

 

Merci à Stéphane Debac   

 


Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 12:26

François Joyeux ( Yvelines Radio ) reçoit dans son émission "une heure avec..." le comédien Stéphane Debac

 

Podcast du 12 Mars

 stephane-debac-francois-joyeux-12-03-2012-00h41-47-UNE-HEUR.jpg

 

Actuellement Stéphane Debac en compagnie de Marilou Berry sont en phase d’écriture d’un long métrage, une comédie d'aventure ( en cours de production) et qui sortira en salle d’ici 2 ans .
Dans quelques temps , il sera le rôle principal masculin ( avec comme partenaire féminine Virginie Ledoyen) du prochain film de Philomène Esposito .

 

A écouter sur :

yvelinesRadio

 

 

 


Stéphane Debac fait ses premières armes à Lyon, sa ville natale, dès l'âge de 16 ans.

Son professeur d'art dramatique l'intègre à 18 ans à la compagnie Skénée pour le spectacle Karawanserail, dans le rôle d'un jeune Méphistophélès.
L’apprenti comédien quitte Lyon pour Paris en 1995, avec en poche, un livre reçu pour ses 15 ans, Comédien : du rêve a la réalité de Serge Rousseau.

Des mots qui raisonneront longtemps… passant des Cours Simon à l’atelier Andreas Voutsinas.
En 1996, il est choisi pour Cnet, une émission à sketches diffusée sur Canal +.
En 1998, il écrit et joue ses propres sketches pour le nouveau Petit Théâtre de Bouvard rebaptisé Bouvard du rire et diffusé sur France 3.
En 1999, il fait ses premiers pas au cinéma dans un long métrage coréen inédit en France et intitulé Interview Dogma7 réalisé par Daniel H. Byun.

(Petite anecdote : le film n'ayant pas été distribué sur l'hexagone, ce n’est que 7 ans plus tard qu’il le découvrira en achetant le DVD sur ebay !).
S’ensuit une alternance de rôles à la télévision et au cinéma.

Il a notamment été dirigé par Claude-Michel Rome (Dans la tête du tueur) et par Claude Chabrol (L'Ivresse du Pouvoir et La Fille Coupée en Deux).
C’est en 2005 que Raoul Peck lui confie le rôle qui l'a révélé au grand public : le juge Bertrand dans L’Affaire Villemin.

Depuis, il enchaîne les rôles dans des registres différents : aussi bien Alexandre Vincent, le cynique et répugnant 1er adjoint au Maire dans La Commune (Canal +), réalisé par Philippe Triboit, que Jérôme, dans la comédie romantique Modern Love de Stéphane Kazandjian ou encore l'inspecteur des Affaires Sociales dans Faubourg 36 de Christophe Barratier.

Plus récemment, il était à l'affiche de Rose et Noir de Gérard Jugnot et du film fantastique Djinns de Sandra & Hugues Martin.
En avril 2011 il est à l'affiche de deux films : La Proie d'Éric Valette dans lequel il interprète le tueur en série Jean-Louis Maurel traqué par Albert Dupontel et dans la comédie La Croisière, de Pascale Pouzadoux.

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
22 août 2011 1 22 /08 /août /2011 16:51

 

On l'a connu romantique ( Modern Love) et flamboyant ( Rose & Noir). Dans La Proie, l'inquiétante étrangeté de Stéphane Debac va hanter votre esprit et alimenter votre imaginaire... Rencontre avec un acteur à la modestie tranquille, guidé par le plaisir du jeu et le goût du travail en équipe. Un homme de qualité, en somme.

 

19688061-r 760 x-f jpg-q x-20110303 122824

Quelle fut votre réaction à la lecture du scénario ?

L'univers du film tel qu'il est aujourd'hui était extrêmement bien rendu dans le scénario écrit par Luc Bossi et Laurent Turner. Ce qui m'a plus, c'est l'angle choisi pour traiter la trajectoire de chaque personnage, ce chassé-croisé, cette course-poursuite avec ces trois personnages, c'était haletant. A l'écriture, ça se ressentait déjà. Et puis après, le rôle de Jean-Louis Maurel, cette espèce de méchant du film on va dire, me plaisait beaucoup, parce que ça fait partie des rôles qui sont assez rares, que je n'avais pas abordés jusque là et comme j'aime bien essayer de m'inscrire dans des registres différents à chaque fois, ce rôle-là me donnait très envie.

 

Lorsque j'ai fait des essais avec Albert Dupontel, je suis venu avec ce que je m'étais raconté de ce type-là et ça a fonctionné auprès d' Eric Valette et des gens décisionnaires pour incarner ce personnage tel que je le proposais, c'est à dire une espèce de type « monsieur tout-le-monde », quelqu'un qu'on ne singularise pas immédiatement et qui a tout sauf le profil du méchant. C'est une espèce de bon voisin, de type gentil, un peu placide comme ça, quand on le croise. Donc j'ai essayé de travailler sur le rythme, de construire quelque chose qui me ressemble pas. Et là, y'avait matière (rires).

 

la-proie-la-proie-13-04-2011-5-g

Aviez-vous inventé un passé à Jean-Louis Maurel ?

Assez peu, en fait. J'ai plus travaillé sur l'absence de morale. Qu'est-ce qui peut faire qu'un type comme ça passe à l'acte à plusieurs reprises ? Sa limite est différente de la nôtre, « des gens normaux ». Jean-Louis Maurel, il est sans morale ou en tous cas il a une morale différente de la nôtre. Il passe à l'acte et il obéit à ses pulsions en allant jusqu'au bout, donc j'ai essayé de travailler là-dessus. Et puis après, ma base de travail, c'est l'imaginaire, donc j'imagine plus que je ne me documente. Mais l'imaginaire est construit de choses qu'on a vues, donc il y a du travail aussi.

Vous avez beaucoup travaillé son corps, ses gestes, sa voix...

Oui, j'aime bien travailler cet aspect-là. Après, ça dépend, il faut que le rôle le permette. Quand c'est possible, j'aime bien travailler sur le rythme, sur la voix et puis la colonne, comment il marche. C'est à dire qu'il ne faut pas tomber dans une composition, une caricature trop extérieure. Il faut que tout ce qui soit de l'ordre du visuel soit motivé par quelque chose d'intérieur, sinon on joue une coquille vide, donc il fallait nourrir le personnage au départ et après le raconter dans son enveloppe et les choses deviennent logiques. C'est difficile de parler de la façon de jouer, mais en tous cas, ça reste ludique, je m'amuse quand je joue un personnage comme ça. Après, il fallait incarner une forme de naïveté. La naïveté, on la trouve chez des gens qui ont une apparence plutôt douce, une voix parfois un peu détimbrée, des choses comme ça, la façon de poser le regard, un type qui regarde plutôt ses pompes et quand il tient le regard, ça veut dire qu'il est en train d'assumer un acte fort, donc là, on raconte autre chose.

Mais ça, ça va très vite, c'est pas quelque chose sur lequel je réfléchis longtemps. Par exemple, Jean-Louis Maurel, c'est quelqu'un qui se déplace plutôt avec son bide, c'est quelqu'un qui est guidé par son ventre, mais un autre acteur l'aurait peut-être joué autrement et ça aurait été aussi bien. C'est à dire que chacun a un petit peu sa petite tambouille, sa cuisine pour se raconter son truc. J'aime bien travailler avec mon corps, sur le rythme, j'aime bien m'amuser à ça, j'aime bien me sentir créatif, si vous voulez.

 

19683758-r 760 x-f jpg-q x-20110228 055331

Comment décririez-vous le couple qu'il forme avec Christine ?

Au départ, dans le scénario, il n'y avait pas vraiment de scènes privées entre eux, à part quelques séquences, mais qui sont liées à la progression du film. Donc il fallait le distiller autrement et c'est pour ça qu'un partenaire est précieux, parce qu'avec Natacha Régnier, ça s'est super bien passé et on avait vraiment une complicité qui nous permettait de faire exister des choses qui étaient moins dans le scénario.

Par exemple, j'avais suggéré à Natacha que nous portions un bracelet identique. Ça raconte un truc qui les lie. Comme on était parti du principe qu'ils n'allaient pas se toucher, qu'il n'y avait rien de charnel entre eux, même quotidien, il y a une scène dans le marché où je me suis dit que ce serait intéressant de tenir ma femme par la nuque. J'avais vu ça dans la rue, ça m'avait marqué. Et j'avais trouvé ça affreux. Vous voyez, comme quoi, l'imaginaire refait surface en fonction de ce que vous avez à faire. Et du coup, en tenant Natacha par la nuque, je crois que ça lui a dressé les cheveux et voilà, on s'est beaucoup amusé. Il y a plein de choses comme ça. Elle, elle a un regard amoureux, un mélange d'amour et de terreur quand elle regarde Jean-Louis qui moi, me hérissait aussi. Donc c'est vraiment important, il faut parler en terme de «on», sinon c'est trop facile de se branler la nouille sur soi-même (rires). C'est pas très intéressant.


Parlez-nous de la manière dont Eric Valette dirige ses acteurs.

Eric, c'est un grand technicien, qui ne se contente pas de filmer le scénario. Il a un vrai point de vue. La caméra, c'est un outil, mais c'est vraiment l'oeil d'Eric, son point de vue à lui sur l'histoire, donc en ça, c'est intéressant déjà, parce qu'on n'a pas l'impression d'être filmé au hasard des circonstances et du temps. Il y a un vrai point de vue du metteur en scène et moi, j'aime bien l'autorité sur un plateau. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'y a pas de complicité de travail et qu'il n'y a pas d'ouverture de sa part. Au contraire, il est client, il est à l'écoute, j'ai pu lui faire des tas de propositions et ça s'est très bien passé. Mais j'aime bien être dans un processus de travail qui est tenu et au plus les choses sont cadrées et tenues, au plus, nous les acteurs, on trouve les moyens de s'amuser. Voilà. C'est comme ça que j'aime faire les choses.

 

En fait, on peut dire que c'est un tournage qui s'est bien passé...

Ouais, ouais, très bien. Ça aurait été chiant à mourir et douloureux, je le dirai. C'est pas très grave, ça arrive les tournages difficiles et ça veut pas dire que le film est pas bon à l'arrivée, mais là, en l'occurrence, ça s'est très bien passé. Dans la joie et la bonne humeur, on était tous heureux de raconter cette histoire, je crois. Albert était très enthousiaste parce qu'il avait une partition qui l'excitait, l'aspect physique du rôle, c'est assez rare.

Je suis très positif sur le cinéma français, parce que j'ai l'impression qu'il y a des metteurs en scène comme Eric ou Fred Cavayé qui font le cinéma qui les a inspirés gamins, donc il y a une espèce de vague générationnelle qui est sortie un petit peu du registre auteuriste qui était très bien aussi. Mais j'aime le divertissement. Au cinéma, je n'ai pas de problèmes à divertir et je trouve que c'est déjà énorme de retenir l'attention des gens pendant 1h30. Dans ce film, il y a une volonté de départ de divertir et de livrer quelque chose qui s'inscrit dans une imagerie qui n'est pas trop vue dans le cinéma français : une France moyenne classe. Vous verrez des lotissements, vous verrez des Courtepaille (rires). Les scènes en prison, on n'est pas du tout dans une prison sale, noire, crade, c'est au contraire très aseptisé. Il y a un vrai point de vue, le film est très lumineux, ce qui peut paraître étonnant pour un film d'action, mais voilà, c'est l'été, donc on peut raconter des histoires et traiter des personnages sombres dans une forme plutôt lumineuse, ça ne vient pas contrarier le propos. Au contraire.

 

Comment définiriez-vous l'univers d'Eric Valette ?

Je trouve qu'il fait un cinéma que je trouve très direct à tous points de vue. C'est à dire que d'abord, il n'y a pas de tromperies sur la marchandise, c'est quelqu'un qui vend ce qu'il fait. Il va au bout, à chaque fois, il tape dans le mille, la flèche ne tombe pas dans le champ à mi-parcours, c'est ça qui me frappe. Il y a beaucoup d'autorité dans ses films, il y a quelque chose d'assez puissant et pour autant populaire, mais c'est très galvaudé aujourd'hui. Mais le cinéma, c'est populaire, c'est fait pour que les gens aillent voir les films.

Et en même temps, je trouve qu'il amène beaucoup d'ironie, il y a beaucoup d'humour dans son film et dans ses films en général. Je trouve qu'il y a une espèce de second degré que j'aime beaucoup chez lui. C'est pas méchant, c'est pas moqueur, mais c'est malin, ça frise un peu, et j'aime bien ça. Et il prend pas les gens pour des imbéciles. Quand on travaille avec lui, quand on est en train de construire, de jouer une scène, on sait qu'on n'est pas en train, au final, de prendre les gens pour des cons.

 

19688063-r 760 x-f jpg-q x-20110303 122825

Y'a-t-il une scène qui vous a particulièrement marquée ?

A tourner, c'était la scène où je poursuis la jeune fille. Parce que je trouve que c'est le moment où il y a une détermination, il y a quelque chose d'inéluctable et il fallait faire exister ça. J'ai adoré ce moment-là. Pourtant, c'était pas un moment de jeu spectaculaire, mais à ce moment-là, je marche sous le tunnel, je me souviens bien et je me disais : «quoi qu'il arrive, je vais l'avoir, c'est mort pour elle». Dans mon esprit de psychopathe, je me disais «c'est plié» (rires). Et j'espère que ça se ressent dans le film. C'est le moment de jeu qui m'a le plus amusé, parce que tout à coup, Maurel se révélait, on était dans la vraie nature du mec. On était vraiment au troisième sous-sol des bas-fonds, des bas-fonds, vous voyez. Donc là, tout le travail en amont prenait du sens à cet instant. Et d'ailleurs, c'est bien que dans le film, il y ait des passages à l'acte. Sans ça, je crois que le personnage de Maurel serait resté trop fade. Il fallait à un moment donné concrétiser l'horreur.

 

Au final, vous êtes fier du travail que vous avez effectué ?

Oui et je n'ai pas de soucis avec ça. Je sais qu'il n'est pas coutume de dire qu'on est fier de son travail parce que ça peut paraître pour de la prétention, mais je suis content de ce qu'on a fait, parce que j'ai l'impression que c'est un divertissement de très bonne facture qu'on propose aux gens. Et que j'aime pas beaucoup l'espèce de fausse modestie qui consiste à dire : «vous savez, c'est pas à moi de le dire», «vous savez, ça, c'est les gens»... Quand on est comédien ou artisan ou qu'on fait des poteries, on a un minimum de conscience sur le travail qu'on fait et il n'y a pas de honte à dire : «là, je me suis un peu ramassé, c'est pas terrible» ou là «c'est pas si mal, peut-être». Après, faut pas se prendre pour un autre. Mais voilà, c'est agréable aussi d'être fier de ce qu'on a fait. Je suis un peu comme un gosse qui est très content de son château de sable, vous voyez, voilà (rires).

 

Vous pouvez nous parler La Croisière, qui est sorti le 20 avril ?

Là, ça n'a rien à voir. La Croisière, c'est une comédie de Pascale Pouzadoux qui se passe sur un bateau. C'est plus une participation et mon personnage est très décalé. Je fais une espèce de chef de la sécurité du bateau qui se prend pour Bruce Willis et qui a la sensation intime que sa mission, c'est Die Hard, le mec est dans Die Hard (rires). C'est très décalé et voilà, j'avais proposé ça à Pascale parce que le rôle n'était pas écrit comme ça au départ. Elle a accepté et on est parti là-dessus et je me suis beaucoup amusé. Et je dois dire qu'avec ce film, au-delà des scènes et du travail en général, j'étais très très heureux de faire la connaissance de Marilou Berry et j'espère qu'on retravaillera ensemble et on fait tout pour. Ça a été une très jolie rencontre de travail.

19688784-r 760 x-f jpg-q x-20110304 122323

La Proie, disponible en DVD chez Studio Canal.

 

TOUT LE CINE.COM

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 17:29

 

A l'occasion de la projection au BIFFF 2011 du thriller "La Proie", Stéphane Debac (la mini-série "L'affaire Villemin", "Djinns", "La croisière", ...) nous parle de sa conception du métier d'acteur, son parcours, sa façon d'interpréter le glaçant Maurel de "La Proie", de comics et d'absinthe!  152396550_200.jpg

 

 

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 20:35
Antoine Duléry et Pascale Pouzadoux étaient les invités ce midi , dans l'émission de Stéphane Bern, le fou du roi 

Pour le film « La croisière » réalisé par Pascale Pouzadoux, avec Antoine Duléry, Marilou Berry, Line Renaud,Charlotte de Turckheim et Stéphane Debac. 

 

 

Sortie en salle le 20 Avril 2011.

 

 

 

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 13:18

Le psychopathe qui terrorise Dupontel est né à Lyon

stephane-debac-coureur-de-fond-photo-dr.jpg

 

Ne vous fiez pas à sa coquetterie dans l’œil. Cet acteur de 37 ans, né à Lyon, est capable de piquer votre butin, enterrer votre femme et kidnapper votre gosse sans sourcilier. C’est du moins ce qu’il fait subir à Albert Dupontel dans « La Proie », film de cavale qui lui offre un rôle de serial dingo pur sang.


"Je voulais en faire un type banal, débonnaire, pour faire ressortir cette absence de morale qui le fait passer à l’action sans limite. Mon mec, il a deux de tension, une banane autour du bide, un pantalon beige repassé, un pull sur les épaules en cas de légère brise. Je préfère quand il y a dissonance entre la vitrine et ce qui se trame dans la tête. En plus, ça me fait marrer ! "


Sûr qu’avec son look de nerd avachi, Stéphane Debac, dont les plus proches potes du métier s’appellent Jean Dujardin et Marilou Berry, ne sera pas la proie de Vogue Homme.

 

"Je n’ai pas beaucoup d’ego quand je travaille. Je le réserve pour d’autres

moments "


Son ego, justement, n’a pas été ménagé : conservatoire à Lyon, cours Simon à Paris, et en 1999, un premier rôle dans un film…coréen.

 

"J’avais prévenu tout le monde, j’étais super content. Le film n’est jamais sorti, je l’ai chopé bien plus tard sur eBay "

 

Cela s’appelle l’école de l’humilité.

 

" Aujourd’hui, le nerf de la guerre n’est malheureusement pas votre capacité d’acteur mais votre notoriété, même obtenue avec des guignoleries faites à la télé.

Je suis plutôt coureur de fond"


Un coureur pour qui ça marche : Stéphane Debac nous emmènera, la semaine prochaine, à bord de «La Croisière ».

 

  "J’y joue un chef de la sécurité qui se prend pour Bruce Willis. Mais c’est plutôt un Jean-Jacques Willis, un tocard "


" C’est maman, toujours à Lyon, qui va nager dans le bonheur "

 

LeProgrès

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 22:00

La Proie, le nouveau thriller d’Eric Valette, lève le voile sur un acteur qui a su exister aux côtés d’un charismatique Albert Dupontel : Stéphane Debac 


Il y a des rencontres que l’on redoute.  Non pas que Stéphane Debac soit particulièrement impressionnant (il est au demeurant très sympathique) ; mais Jean-Louis Maurel, le personnage de sociopathe pervers qu’il interprète dans La Proie, le dernier et très attendu film d’Eric Valette, est un être si insaisissable qu’il parait difficile pour un acteur de sortir indemne d’un tel rôle.

Manipulateur, ambigu, à l’aise aussi bien dans la légèreté que dans la folie, Jean Louis Maurel parait aussi « normal » que Michel Fourniret était inquiétant. Une banalité à glacer le sang, travaillée à la perfection par un Stéphane Debac transfiguré.


L’affiche ne lui rend pas hommage et pourtant, Jean-Louis Maurel est le personnage clé du film. Celui sans qui le héros, Franck Adrien (Albert Dupontel), un dur à cuir au grand cœur, ne serait jamais allé au bout de lui-même.
Leur rencontre a lieu en prison. Jean Louis Maurel est libéré avant Franck Adrien et en profite pour lui subtiliser le butin de son dernier casse, pour assassiner sa femme (Caterina Murino) et offrir sa fille (Jaïa Caltagirone) à son épouse en manque d’enfant, admirablement interprétée par Natacha Régnier. Une course contre la montre commence.

 

Le gros souci avec La Proie est sa nationalité. Eric Valette a tourné One Missed Call aux Etats-Unis, ce qui lui donne un certain talent pour l’action, mais comme toujours avec les films français, on se situe en deçà des séries d’outre-Atlantique qui ont déjà exploité la thématique des tueurs en séries avec brio. On pense à Criminal Minds et cette référence, pourtant non assumée par l’équipe du film, rend le tout prévisible.

La grande réussite de La Proie est donc son casting. Le trop rare Albert Dupontel s’amuse et ça se voit. Il assure les cascades d'un rôle physique et difficile, ce qui prouve sa dimension de grand acteur. Et Sergi Lopez donne de la profondeur à un second rôle qui aurait pu rester ordinaire. Seul bémol, Alice Taglioni, inexpressive en jolie policière d’élite.

 

Interview :

VIDEO

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 21:48

Stéphane Debac parle de son rôle 

 

 

 

 

EcranLarge

Repost 0
Published by maeva - dans INTERVIEWS
commenter cet article

Présentation

  • : STEPHANE DEBAC News
  • STEPHANE DEBAC  News
  • : Toute l'actualité cinématographique, télévisée, interviews et dernières informations concernant STEPHANE DEBAC publiées sur le Web et dans la presse.
  • Contact

Stephane Debac

 400729 11

Stéphane D La Proie  

Recherche

         stephane-debac-coureur-de-fond-photo-dr

6 portrait-stephane-debac

  400729 3

Repertoire

Catégories