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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 21:47


Enfin un film de genre français réussi !!

 

Il était temps qu’un (très) bon film de genre sorte enfin des studios français ! Les réalisateurs Hugues et Sandra Martin nous offrent donc ici un film fantastique exceptionnel qui plus est  traite de la guerre d’Algérie (qui reste encore très tabou dans l’hexagone). Et d’une façon extrêmement originale avec cette histoire d’un groupe de soldats qui doit retrouver une valise mystérieuse perdue dans un crash d’avions dans le désert.

 

Point de départ qui les entrainera dans une cité où les DJINNS, créatures légendaires et religieuses, seront là pour les en empêcher bien évidemment, pour une raison qui restera cachée jusqu’à la dernière minute (tant mieux, le suspense est total!). Entre scénario bien ficelé, excellent acteurs et effets spéciaux  spectaculaires (crash de l’avion et Djinns très « vivants »), tous les éléments sont là pour faire de ce film une réussite totale.

 

Et pour une fois, on aura droit à ce que les américains mettent dans leurs films d'action : un traumatisme d’une guerre perturbante…. He oui, on aura droit à un petit flashback de la guerre d’Indochine, équivalent français de la terrible guerre du Viêtnam qui revient constamment dans le cinéma d’outre-Atlantique. Il s’agit évidemment de la période où le héros a été capturé et enfermé dans les rizières asiatiques, ce qui explique un peu son comportement parfois explosif qui le rend presque psychopathe… Et même en prime une scène qui semble tout droit sortie de Rambo (quand le Colonel sort de la tente à la fin du film)…

 

Un excellent film à recommander à tout le monde. Il  sort le 11 Aout 2010, mais il fut très remarqué lors de la dernière édition du NIFFF (Neuchâtel International Fantastic Film Festival) ou il concourrait pour le grand prix, gage de sa qualité…


 

cinealliance

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 12:19

Les Djinns (ou Jinn) sont des créatures invisibles, pouvant prendre différentes formes,  ils ont une aptitude d'influence spirituelle et mentale sur les humains, de même qu’une capacité à pouvoir prendre possession du corps.



Durant la guerre d’Algérie, une troupe française est envoyée à la recherche d’un avion disparu alors qu’il survolait le désert. Une fois l’épave localisée et trouvée, les soldats s’aperçoivent qu’aucun passager n’a survécu au crash mais ils y récupèrent une mallette au contenu classé Top Secret.  Peu après, ils subissent une attaque de soldats ennemis puis ils doivent affronter une terrible tempête de sable. Quelques peu déboussolés et après voir perdu 2 hommes, l’un durant la confrontation avec les soldats algériens, l’autre durant la nuit qui succéda à la tempête, le groupe de Français se refugie dans une citadelle abandonnée.



De nos jours, il faut-être courageux pour produire en France autre-chose que de la comédie familiale, seul genre, semble-t-il, à attirer les foules dans les salles obscures. Jusqu’ici les succès français  de types films d’horreur, fantastique, S-F,  se sont vus à la fois mal distribués et parfois même quasiment boycottés. À la décharge de ceux qui boudent ce type de productions françaises ; jusqu’ici soit les films étaient trop glauques et saignants  pour satisfaire un large public (Martyrs)  soit ils étaient d’une qualité très discutable (Humains). Seul Vertige, sorti récemment, réunissait les critères de film grand public et de qualité. Hors,
Djinns, qui sortira le 11 aout dans nos salles de cinéma, change la donne actuelle en s’affichant dans cette optique qui est de proposer au public du cinéma de genre plus accessible tout en étant de qualité.


Comme Guillermo Del Toro avec Le Labyrinthe de Pan, ou encore La tranchée de Michael J. Bassett, les réalisateurs et scénaristes (Sandra et Hugues Martin ) vont se servir de l’Histoire et de la dureté de celle-ci  pour introduire une part de surnaturel et d’aventure dans leur film. En prenant connaissance de son budget (autour de 2 millions d’Euros), on prend conscience que le scénario fait preuve d’une énorme ambition, presque du jamais vu dans le cinéma français de genre. Dépassant les traditionnels cadres du slasher, du drame horrifique et des films de Zombies, il s’insère dans un contexte mélangeant des catégories exigeant en principe  de plus gros moyens financiers tel que le film de guerre, le film d’aventures ou le film fantastique.  Pourtant à aucun moment le film ne paraît « cheap », les décors sont superbes, l’environnement est immense et les effets spéciaux sont d’une qualité quasiment jamais vue sur un film français. C’est donc une véritable prouesse qu’ont réalisée Sandra et Hugues Martin. Si le fantastique n’est pas prédominant, il est traité avec un très grand soin. Que ce soit de manière directe ou indirecte comme les moments de schizophrénie vécue par le groupe, ou tout simplement dans les échanges de dialogues entre le personnage de Michel (interprété par Grégoire Leprince-Ringuet) et celui de la gardienne de la citadelle.

La première des astuces pour contrer le problème budgétaire se situe dans le choix du lieu de tournage : le Maroc. D'un côté, il y a le dépaysement, d’un autre de vaste étendues désertiques puis, enfin, il y a le village d’Aït Mouloud, lieu génial pour offrit à la fois un cadre cloisonné tout en lui apportant une large dimension de par son ouverture sur l’extérieur et ses rues dégagées. On pourrait aisément l’assimiler à une sorte de Fort Alamo… excepté qu’ici ce n’est pas un endroit qui doit être protégé mais une mallette et que le danger peut surgir aussi bien de l’intérieur que de l’extérieure.


Ensuite, afin d’optimiser les jours de tournages, on remarquera qu’il y a beaucoup de plans effectués caméra à l’épaule, un procédé de plus en plus utilisé qui a pour inconvénient de filer souvent la migraine ou de priver l’action de lisibilité. En faisant preuve à la fois de maitrise et d’ingéniosité, l’équipe du film échappe à ses problèmes puisqu'on ne ressent aucune gène lors des séquences d’action et que, la plupart du temps, les mouvements de caméra sont fluides.


Un des aspects qui impressionnent le plus, ce sont les effets spéciaux qui, pour le coup, n’ont rien à envier aux productions américaines et se montrent même plus crédibles que dans certaines très grosses productions de par chez nous. Cet excellent travail, il semblerait que l’on le doive à Explore Studio sous la direction d’un certain
Romain Sosso. Que cela soit un avion qui se crashe, des effets optiques servant à faire apparaître les Djinns  ou d’autres effets que, pour l’intérêt de l’histoire, je ne peux vous divulguer, tout est parfaitement incrusté à l’image.



Les seuls problèmes de Djinns se situent dans son montage, qui  donne parfois l’impression de sauter d’une scène à une autre et de son très ambitieux scénario qui ne semble pas toujours arriver à bien gérer chacun de ses paramètres. Par exemple, on s’interroge un peu sur le pourquoi de l’attaque des Djinns et le fait qu’ils portent une attention particulière à Michel.  Qu’est-ce qui fait de lui un être si exceptionnel ? En quoi consiste le fait d'être le messager des Djinns ? Voici quelques interrogations parmi d'autres qui ne trouveront que des réponses partielles… et parfois aucune.



Le casting lui aussi apparaît comme un sans faute, comme avec Stéphane Debac. 

Cependant, si tous les acteurs font acte de très bonnes performances, Thierry Fremont se dégage du lot. Aussi impressionnant, dérangé que charismatique.  

L'acteur qui s'en tire à merveille est Saïd Taghmaoui

qui pouvait aisément tomber dans la caricature et qui y apporte, au contraire, une véritable profondeur à son personnage. On regrette même de ne pas le voir dans un rôle secondaire, tant son personnage est au final intéressant de par son approche.


Il est impossible de terminer cette chronique sans parler de
possède d'un côté une « vraie gueule » de cinéma et de l'autre un timbre de voix, des intonations qui paraissent vraiment justes et correspondent parfaitement au profil psychologique que l'on se fait du personnage (c'est pour ma part l'un des problèmes des acteurs français). L'autre acteur qui s'en tire à merveille estSiegfried Canto qui compose une musique très ambitieuse et contribuant énormément à l'atmosphère du film. Bien que certaines couleurs musicales puissent faire penser au travail de Brian Tyler sur « les enfants de Dune », on insistera plutôt sur le fait que le compositeur a essayé de se rapprocher des musiques du cinéma d'aventure. Le travail de Siegfried Canto est bien plus qu'une simple musique, mais bien un acteur du film, ce qui est assez rare dans le cinéma français pour être salué.

 

Scifi*Universe

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 12:14

 

 

Algérie, 1960. Une section de paras français est envoyée à la recherche d'un avion disparu dans le désert algérien. L'épave de l'avion est rapidement localisée, mais il n'y a aucun survivant, juste une mallette estampillée "secret défense". Prise d'assaut par des soldats ennemis, la troupe trouve refuge dans une étrange citadelle abandonnée. Malgré les mises en garde de la Gardienne des lieux, ils réveillent les Djinns, les esprits maléfiques du désert...




LA CRITIQUE

Premier long métrage d'un couple de réalisateurs/scénaristes davantage familiers de la télévision et du clip, "DJINNS"

Perdu dans d'envoûtants décors naturels, le film revisite la mythologie orientale, inspiré par ses créatures les plus représentatives, les Djinns. Plus que des esprits maléfiques, ceux qui se manifestent sous diverses formes pour posséder les êtres humains, se posent plutôt comme les gardiens ancestraux du désert, punissant toute menace ou intrusions d'envahisseurs, ici une troupe de soldats français sur les traces d'une mallette au contenu bien mystérieux...

Parachutés dans un village d'autochtones perdu dans le temps au milieu de nulle part, l'aventure va soudain revêtir un caractère introspectif et surnaturel pour les membres de l'unité, dans le contexte historique peu reluisant de la guerre d'Algérie...
Tour à tour en proie à leurs peurs les plus profondes, chaque homme convoitant le précieux objet, sombrera insidieusement dans les méandres de la folie, en écho à une mission militaire des plus discutables...

Alors que le personnage de Michel contraste avec le reste de l'escadron par son seul rôle de cameraman peu enclin au combat, de ses images transpirent une certaine forme d'humanité et de respect. Un aspect documentaire retraçant la rencontre avec un peuple, plus que la guerre elle-même, dont les traditions et les mystères se voient exacerbés par l'hostilité ambiante de l'environnement (personnage à part entière dans le film), où les redoutables tempêtes de sables succèdent à la chaleur écrasante des dunes.

Malgré son – vraisemblable – modeste budget, "DJINNS" parvient à convaincre, ne serait-ce que grâce à un scénario original et une mise en scène plutôt sobre, loin des récentes tentatives françaises remplies de bêtes clichés à l'américaine.
 

Ohmygore

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 12:10

Un film de Hugues et Sandra Martin

Personnages légendaires de la culture orientale, les djinns sont plus connus chez nous sous une autre appellation, quelque peu faussée, les « génies » malfaisant qui retournent à leur avantage les fameux 3 voeux. Image très édulcorée de ces créatures mystiques peuplant le désert, directement citées dans l’amusant film Wishmaster de Robert Kurtzman et qui bizarrement n’avaient jamais été traités au cinéma sous leur forme première. Comme quoi il reste toujours des sujets originaux à traiter par le septième art! Et la surprise c’est que la petite équipe derrière ce sujet complètement inédit, et bien elle est française. Au delà du cocorico de rigueur, il faut avouer que ça fait plaisir de voir des frenchies aborder le cinéma de genre avec sérieux et respect, et sous un angle totalement nouveau qui plus est. Car si le mariage des genres opéré dans Djinns, à savoir film de guerre et fantastique, a pu être observé récemment en Asie par exemple (au hasard dans le coréen maladroit R-Point), il reste relativement rare alors qu’il est d’une efficacité imparable, la tension d’une zone de guerre servant de terreau idéal à une mise en place sournoise de l’horreur qui peut même devenir une belle métaphore de la guerre elle-même. Avec une ambition qui ne faillit jamais, et qui sert le film autant qu’elle le dessert, le couple de réalisateurs livre une alternative fort intéressante à la vague de cinéma de genre français qui sévit depuis quelques années pour notre plus grand bonheur à nous, amateurs de cinéma alternatif (ou pas d’ailleurs). Loin d’être irréprochable, Djinns possède quelques atouts pour séduire.

Le couple de réalisateurs/scénaristes s’éloigne assez rapidement de toutes les dernières tentatives de cinéma de genre à la française. Ni horreur référentielle et maladroite à la Vertige ou Frontière(s), ni science-fiction intello souvent bancale à la Dante 01 ou Eden Log, et encore moins actionner horrifique burné mais foiré du type la Horde. En fait il semblerait même que l’aspect fantastique de leur film ne les intéresse pas tant que ça et serve surtout d’outil bien pratique pour catalyser des situations totalement ancrées dans l’humain et le réel. Malgré son titre et certaines ambitions de départ qui n’ont pas survécu au passage sur la table de montage (on sent violemment le charcutage pour entrer dans la case proche de 1h30), Djinns est donc avant tout un film de guerre, un film de soldats qui se retrouvent coincés dans un lieu qu’ils ne connaissent pas, ne maitrisent pas, et qui va à l’aide de ces créatures fantastiques faire éclater au grand jour leur côté sombre et leurs troubles psychologiques. L’idée est bonne mais on a la vilaine impression de voir un autre film que celui qu’on attendait, et ce genre de surprise n’est pas toujours agréable.

Prenant place en pleine guerre d’Algérie Djinns développe un background plutôt intéressant étant donné le côté légèrement schizophrène de ce conflit que notre pays a toujours beaucoup de mal à accepter en tant que tel. Sujet tabou qui commence à être abordé par le cinéma français de façon extrêmement maladroite comme dans Hors la Loi ou sans concession aucune dans le magistral l’Ennemi Intime. Cette sale guerre sert ici de toile de fond poisseuse pour développer un véritable film de personnages, mais absolument pas un film choral comme veulent le présenter les réalisateurs, la structure ne correspondant vraiment pas. Si les djinns en question sont malheureusement bien trop rares à l’écran, ils servent évidemment le récit en dévoilant les blessures intérieures de chaque membre de l’escouade. Trauma de la guerre d’indochine, visions morbides, il est grandement question de culpabilité dans tout ça. Tous les personnages sont souillés à un certain niveau et les créatures ne font qu’illustrer et projeter par l’intermédiaire d’hallucinations leurs drames personnels. Si on comprends bien la parabole par rapport à la guerre, plutôt intelligente d’ailleurs, il reste l’impression par des récits secondaires abandonnés en cours de route que Djinns est une tentative de vrai film de genre qui ne s’assume pas complètement, et c’est dommage car le potentiel est énorme.

Si sur le fond on a vraiment l’impression d’un film bancal (pour une fois, une bonne 1/2h en plus serait bienvenue pour rattraper des ellipses foireuses) et parfois presque ennuyeux malgré les très bonnes idées, il faut avouer que sur la forme l’équipe a réussi à transcender un budget qu’on imagine relativement réduit. La photo de Pierre Cottereau est magnifique, la désaturation opérée s’éloignant des canons en vigueur dans tout film de guerre moderne ou des clichés inhérents aux paysages désertiques. Du côté mise en scène, on a droit à une alternance de plans larges dans un scope superbe et de mouvements caméra à l’épaule en plan séquence douloureux pour le crâne du pauvre spectateur. Les paysages trouvent un bel écrin et la tension obtenue à l’intérieur du village, dans un espace relativement réduit, se retrouve très efficace bien qu’on sente un peu trop l’influence d’Assaut de Carpenter. Il est amusant de noter que Djinns ne souffre pas tant que ça de références justement, car à part celle pré-citée et une scène qui rappelle furieusement Ring d’Hideo Nakata (une femme fantôme et un puit, forcément) ou une autre en souvenir de la bonne vieille horreur italienne (l’attaque des scorpions) l’ensemble reste très original.

On en arrive à une des origines du sentiment mitigé qui nous accompagne à la sortie de la projection, les acteurs. Un film qui se base sur des relations de plus en plus tendues entre des personnages se doit de s’appuyer sur un casting irréprochable, et ce n’est vraiment pas le cas à cause d’un vilain petit canard qu’on retrouve un peu trop dans les dernières productions hexagonales. Soyons honnêtes, la grande majorité des acteurs s’en sortent très bien avec en tête le toujours très bon Saïd Taghmaoui qui a vu son rôle malheureusement réduit mais qui ridiculise facilement le reste du casting, à l’exception peut-être d’un Thierry Frémont en grande forme (bien qu’il en fasse parfois un peu trop) ou du duo Matthias Van Khache / Aurélien Wiik qui fonctionne à la perfection. Mais le gros soucis vient du personnage qui se retrouve dans un rôle central et qui est incarné par le très très mauvais Grégoire Leprince-Ringuet. L’acteur de la nouvelle génération semble être une valeur sure qu’on retrouve un peu partout en ce moment mais il va falloir que la profession ouvre les yeux, ce garçon joue comme un manche avec 2 expressions (« ahuri » et « a peur ») et plombe le film à lui tout seul, c’est une catastrophe! Pas mal de réserves donc dues à quelques choix plus que douteux au niveau du casting et du montage (les passionnants et graphiquement très très réussis djinns en souffrent terriblement), mais Djinns est un film qui mérite sa chance surtout grâce à une réelle ambition de nouveauté et un traitement visuel pas loin d’être irréprochable.

 

Filmosphere

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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 11:58

Et bien, encore une fois, je me retrouve avec un certain décalage vis-à-vis de quelques confrères chroniqueurs télé ou plumitifs qui marquent un certain dédain pour le dernier opus de Gérard Jugnot. Et je commence à me poser des questions. Serais-je trop complaisant, trop bon public ? Je m’inquiète, car moi j’ai bien aimé ce film. Je trouve que c’est une excellente comédie, qui nous en met plein les mirettes avec ses riches costumes, ses beaux décors, ses fards et des personnages dont le moins qu’on puisse en dire c’est qu’ils sont très hauts en couleurs.
Comme on commence à en avoir l’habitude avec Gérard Jugnot, on se plaît à chercher le deuxième niveau de lecture car il parsème systématiquement ses histoires de messages. Rose et Noir a beau se passer au 16è siècle, il est néanmoins truffé de clins d’œil et de références à notre actualité. Jugnot, on le sent, on le voit, est un humaniste, mais un humaniste discret, qui suggère plus qu’il ne souligne. Et finalement, ce n’est pas plus mal car l’effet en est plus insidieux, donc plus durable. Entre les gros traits de la comédie, il écrit son manifeste en petites lignes. Et ça évoque les sans papiers, ça parle du racisme, des antagonismes que suscitent les religions… Ce n’est tout de même pas anodin, que diantre !
En marge de ces messages, ce film est une bonne comédie. Tout y est parodique, tout est prétexte à s’amuser et à distraire. Si ce n’est pas louable, ça, par les temps qui courent ! Nombreux sont ceux qui s’ingénient à mettre ce film en parallèle avec La folie des grandeurs. Bien sûr qu’il y a quelques analogies, l’époque, donc les costumes, l’Espagne du temps de l’Inquisition… C’est à peu près tout. Ici, on a plutôt affaire à la grandeur des folles. Et, à ce propos, il faut souligner la qualité de la distribution avec ces personnages réellement croquignolets que composent Jugnot, Stéphane Debac et Patrick Haudecoeur. Et pourtant, quand on y regarde bien, ils ne sont pas si caricaturaux que cela… A leurs côtés, chacun joue sa partition avec un égal bonheur, de Bernard Le Coq à Juan Diego, de Saïda Jawad à Arthur Jugnot, sans oublier les apparitions toujours savoureuses d’un Roland Marchisio.
Comme dans Monsieur Batignole, Gérard Jugnot y va de son morceau de bravoure. Les deux scènes sont similaires. Que ce soit face à la Gestapo ou face à l’Inquisition, il sait qu’il risque d’y laisser sa peau. Mais son indignation, sa révolte, sont trop forts. Perdu pour perdu, il faut que ça sorte. Et il y va de son petit couplet sur la tolérance, sur la justice, sur le respect de l’autre. Il est convaincant dans ce registre… Et puis il y a la toute dernière image du film, celle qui nous scotche à notre fauteuil. Là, il y est allé fort le Jugnot dans la dimension philosophico-sociologique. Ah, tout n’est décidément pas « rose » sur notre petite planète bleue…
En conclusions, et n’en déplaisent aux grands inquisiteurs des grands médias presse et télé, j’ai pris beaucoup de plaisir avec ce film.


Critikator

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 07:22

Quelle idée de vouloir confronter l'Espagne de l'inquisition du XVIème siècle à une bande d'irréductibles grandes folles parisiennes, attifées d'un juif et d'un maure, à l'époque où tous étaient violemment rejetés par cette société ! Sur ce postulat original, Rose & Noir est, comme son titre l'indique, un film de la dualité. Et en mettant toujours ces contraires en opposition, c'est un message de tolérance et d'humanité qu'il souhaite délivrer.

Bien sûr, ce n'est pas seulement le propos, et l'intelligence du film réside aussi dans sa capacité à mêler humour et drame, comme une vrai pièce tragicomique constamment sur le fil de l'un ou l'autre univers et cherchant toujours à déstabiliser le spectateur (ce qui ouvre à la fois de grands moments de comédie, principalement dans les dialogues, mais aussi de vraies scènes qui poussent à la réflexion). A la manière des costumes de l'époque, et surtout ceux de l'extravagant Pic Saint Loup, Rose & Noir se pare ainsi de plusieurs couches, de lectures multiples et de complexités de scénario cachés sous une apparente simplicité.

Même si ce film a une belle poignée de qualités indéniables, un casting de seconds rôles hilarants et familiers (comme Stéphane Debac), des dialogues aux petits oignons et une histoire qui n'oublie pas d'évoquer la grande, le réalisateur/scénariste/acteur Gérard Jugnot a parfois le travers de tomber dans le mauvais goût, la blague de trop, l'humour qui tache. Dommageable mais pas insurmontable.

Foisonnant, positivement hystérique, explosif même, Rose & Noir ose la démesure, et à l'assumer complètement, touche juste là où il faut. Les tribulations de Pic Saint Loup et de sa joyeuse bande devraient donc en faire rire, et réfléchir, plus d'un.

 


Ecran Large

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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 09:29
Elle aime le cinéma
 

Quelle idée de vouloir confronter l’Espagne de l’inquisition du XVIème siècle à une bande d’irréductibles grandes folles parisiennes, attifées d’un juif et d’un maure, à l’époque où tous étaient violemment rejetés par cette société ! Sur ce postulat original, Rose & Noir est, comme son titre l’indique, un film de la dualité. Et en mettant toujours ces contraires en opposition, c’est un message de tolérance et d’humanité qu’il souhaite délivrer.

 

Bien sûr, ce n’est pas seulement le propos, et l’intelligence du film réside aussi dans sa capacité à mêler humour et drame, comme une vrai pièce tragicomique constamment sur le fil de l’un ou l’autre univers et cherchant toujours à déstabiliser le spectateur (ce qui ouvre à la fois de grands moments de comédie, principalement dans les dialogues, mais aussi de vraies scènes qui poussent à la réflexion). A la manière des costumes de l’époque, et surtout ceux de l’extravagant Pic Saint Loup, Rose & Noir se pare ainsi de plusieurs couches, de lectures multiples et de complexités de scénario cachés sous une apparente simplicité.

 

Même si ce film a une belle poignée de qualités indéniables, un casting de seconds rôles hilarants et familiers (comme Stéphane Debac), des dialogues aux petits oignons et une histoire qui n’oublie pas d’évoquer la grande, le réalisateur/scénariste/acteur Gérard Jugnot a parfois le travers de tomber dans le mauvais goût, la blague de trop, l’humour qui tache. Dommageable mais pas insurmontable.

 

Foisonnant, positivement hystérique, explosif même, Rose & Noir ose la démesure, et à l’assumer complètement, touche juste là où il faut. Les tribulations de Pic Saint Loup et de sa joyeuse bande devraient donc en faire rire, et réfléchir, plus d’un.

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 22:16



  Critique  TELE 7

Un trio fort sympathique, une belle histoire d'amour et d'amitié, un thème délicat à
traiter : la malvoyance.
 


Critique TV

Un téléfilm dans l'air du temps qui essaie d'éviter les clichés moralistes pour aborder la question du «vivre ensemble».

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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 11:24
CRITIQUE TELERAMA


Téléfilm de Charlotte Brandström (France, 2009). Scénario : Jean-Carol Larrive, Marie Du Roy et Pierre Monjanel.
 110 mn. Inédit.
 Avec Bernard Le Coq : Vincent. Stéphane Debac : Alfred. Elsa Lunghini : Emma.

A quelque chose malheur est bon. Sur le point de divorcer, l'insupportable Vincent (Bernard Le Coq) a un accident de voiture : ce photographe de profession perd la vue ! Plus irascible que jamais, il est placé dans un institut qui doit lui réapprendre les gestes de la vie quotidienne. Mais les débuts sont très durs, et Vincent va vite se rendre compte que, sans l'aide de son entourage (Emma, sa charmante tutrice, et Alfred, un autre habitué du centre), il ne pourra pas s'en sortir...



Rachat d'un homme égocentrique privé de tout repère, ce téléfilm cousu de fil blanc et nappé de bons sentiments se perd entre sensibilisation grossière au quotidien des non-voyants et rebondissements abracadabrantesques.

Tout juste retiendra-t-on l'interprétation de Stéphane Debac, en handicapé qui refuse de se résigner.

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1 octobre 2008 3 01 /10 /octobre /2008 10:43
FAUBOURG 36


Le Parisien

Pour peu, on monterait sur scène à la façon des chansonniers de l'époque en s'écriant, galure à la main:"Ah! quel beau spectacle! Quel plaisir! Quelle puissance de divertissement!"



Le Figaroscope

Christophe Barratier continue à filmer sur une même partition, celle d'un cinéma populaire qui touche au coeur.


Brazil

(...) du cinéma ultra-populaire, qui peut faire tourner la tête comme un bal musette. Autant Moulin Rouge était avant-gardiste, autant Faubourg 36 est académique. Ce qui n'enlève rien à son efficacité.

La Croix

Un plaisir trop rare pour qu'on le boude.

20 Minutes

Numéros de danse spectaculaires, reconstitution somptueuse d'une capitale au charme désuet et acteurs sympathiques (...) sont mis en valeur pour offrir du pur divertissement.

Ouest France

De l'art de faire du neuf avec du vieux. Un film d'aujourd'hui avec du cinéma à l'ancienne.

Le Journal du Dimanche

Brillant, enlevé, chaleureux, Faubourg 36 renoue avec la période dorée du cinéma français d'avant-guerre où les seconds rôles étaient aussi soignés que les premiers.

Le Nouvel Observateur

Reconstitution d'époque, scénario vissé (...), chansons, musique, sentiments, fascination assumée pour le cinéma d'autrefois, Faubourg 36 se fiche de la modernité (...). C'est son talent.

Télé 7 Jours

Et si cette nouvelle partition symphonique n'évite pas quelques fausses notes, ses interprètes la servent avec autant de talent que d'enthousiasme. Une bien belle équipe.



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