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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 13:59

La Proie : un thriller à l'état brut

 

Pour les amateurs d'intrigues policières qui se résolvent autour d'une tasse de thé, un bon conseil : fuyez ! Car ici, avec le troisième film d'Eric Valette ( Maléfique, Une affaire d'état), il n'est pas question de souffler.

 

Rythme millimitré

Le spectateur est immédiatement entraîné par le caractère d'urgence que vit le personnage incarné par le toujours charismatique Albert Dupontel. Il campe ici un personnage rugueux, physique, avec de nombreuses failles, pris dans la tourmente de l'univers carcéral. Eric Valette filme ce milieu avec une rare violence qui choque parfois tant les combats semblent disséqués par la caméra. Dès les premières minutes, l'adrénaline est là et ne nous quittera plus.

 

Mais Eric Valette ne cherche pas à faire un simple film d'action à l'américaine, au rythme millimétré. Il raconte surtout une histoire haletante parce que chaque personnage qui habite cet univers possède un véritable enjeu.

 

Stéphane Debac, ce talent monstre

Il faut notamment s'arrêter sur l'idée géniale du film: l'écriture du serial-killer (incarné avec un talent monstre par Stéphane Debac). Ce Monsieur-tout-le-monde, d'allure banale et sympathique, opère en couple avec sa femme ( Natacha Régnier, impeccable) et le film intervient pour souligner la monstruosité de cet homme, montré dans un quotidien d'une rare banalité.

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Le personnage incarnée par Alice Taglioni, un peu trop fonctionnel dans l'intrigue, est écrasé paradoxalement par le charisme de l'actrice. On attendait ici une écriture psychologique plus précise sur ce personnage de flic à l'américaine très physique.

 

Eric Valette tient donc ici très bien le pari du film de divertissement de haute volée mais ne peut s'empêcher d'utiliser quelques ficelles élimées du genre et signer des scènes d'une violence parfois gratuite.

 

ToutLeCine

 


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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 07:53

Moins de deux ans après Une Affaire d'Etat qui l'avait placé dans le peloton de tête des cinéastes d'action hexagonaux (cercle assez restreint il est vrai), Eric Valette nous revient avec un nouveau thriller, plus orienté série B que dénonciation politique. Mais à l'instar de son précédent opus qui évoquait l'Angolagate, c'est une nouvelle fois l'actualité qui sert d'assise pour cette Proie, inspirée par certains ressorts de l'affaire Fourniret, preuve s'il en est que l'on peut faire des films ambitieux en France qui sont en prise avec notre époque. Cette approche, avec son style sec et sans fioriture aidé d'un casting de choix, n'est pas sans rappeler les films d'Yves Boisset des années 70, on a connu filiation moins noble, et qui est de bon augure pour redorer son blason au cinéma de genre français.

Le côté série B est assumé de par le canevas simple du scénario, entre une première partie carcérale violente et stressante et une seconde orientée course-poursuite mouvementée, et ses personnages bien trempés : un anti-héros infatigable, un méchant ambivalent et des flics acharnés.  Eric Valette nous fait coller aux basques de Frank (Albert Dupontel dans ses œuvres en cavaleur infatigable), braqueur mis sous le verrous et dont les malheureuses confidences auprès de son compagnon de cellule, Jean-Louis Morel (excellent Stéphane Debac), vont mettre sa famille en péril.

L'épisode prison de La Proie, avec le mano a mano sanglant avec les brutes de la place, la corrida sur le périphérique jusqu'à la scène de cascade sur le train représentent le meilleur du film, tout comme les séquences avec Caterina Murino (NDR : bien trop courtes !) et la scène d'introduction d'Alice Taglioni. Cette dernière s'offre ainsi un retour en fanfare après un hiatus de trois ans dans sa carrière, réussissant à donner du relief à son rôle inattendu de femme-flic tenace mais sensible , qui est une des bonnes surprises du film.

Mais si il est plutôt efficace niveau péripéties (avec une nette préférence à la poursuite pédestre !) , le scénario s'avère être un peu trop riche en personnages secondaires qui donnent l'impression de parasiter l'intrigue, du fait du peu de développement qui leur est consacré, même si le facteur « crédibilité » est toujours mis en avant. Ces interventions nuisent au rythme du film, faisant perdre quelque peu de vue que c'est l'affrontement à distance entre Dupontel et Debac qui prime. Instaurant cette forme de distance et ce jusqu'au final, Eric Valette réussit à remettre le train sur le rail en montrant le psychopathe enfin sous son vrai visage, redonnant de la chair à une intrigue qui partait un peu dans tous les sens, et en assurant de manière cohérente la conjonction des évènements qui amèneront le climax final, qui lui tient plus du clin d'œil aux standards américains

Même s'il souffre de quelques défauts scénaristiques et d'un tempo moins maitrisé dans certaines séquences, La Proie, de part de sa réalisation généreuse (malgré un budget moyen), de la qualité de ses interprètes principaux et d'une lisibilité à toute épreuve dans ses scènes d'action, représente une seconde tentative réussie de la part d'Eric Valette pour renouer avec un cinéma spectaculaire et populaire, au même titre que Fred Cavayé ou Jean-François Richet. En fin connaisseur de ses classiques et bon analyste de la manière dont le public évolue, gageons qu'il se serve de son expérience sur son premier actioner pour nous pondre un vrai chef d'œuvre pour la prochaine fois.

 
 



EcranLarge
   




   



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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 20:30

L'HISTOIRE :

Après avoir redonné ses lettres de noblesse au thriller politique français avec le brillant Une Affaire d'état, Eric Valette confirme que son retour au pays, après deux expériences américaines à oublier, était le meilleur choix possible pour sa carrière. Quatre mois seulement après À bout portant de Fred Cavayé qui lui avait ouvert la voie, et en épurant le concept de son style anglo-saxon, La Proie prouve qu'avec les personnes compétentes aux commandes le polar d'action à la française peut encore exister et n'a pas à rougir face à celui de nos voisins qui a lui plutôt tendance à s'endormir.

La Proie n'est pourtant pas exempt d'erreurs gênantes, y compris pour une pure série B. À commencer par un scénario qui parfois ne s'embarrasse pas de rigueur et cède à certaines facilités un peu grossières ou des seconds rôles complètement à côté de la plaque (Zinedine Soualem en roue libre est insupportable). Mais au-delà de ces détails, La Proie est un film d'action d'une efficacité remarquable. Tout d'abord par son récit serré malgré des sous-intrigues surmultipliées, mais surtout par le traitement qui lui est réservé. Le trio archétypal Dupontel/Taglioni/Debac fonctionne parfaitement à l'énergie, et Eric Valette renoue avec une certaine idée oubliée du cinéma de genre depuis Yves Boisset et Henri Verneuil. Une mise en scène brute, sèche, un refus de l'effet de style (et que c'est beau une scène d'action sans shaky cam !) et un véritable sens du découpage transforment La Proie en un polar d'action redoutable bourré de séquences musclées.

 

Un polar d'action musclé et d'une efficacité redoutable.

 

Après avoir redonné ses lettres de noblesse au thriller politique français avec le brillant Une Affaire d'état, Eric Valette confirme que son retour au pays, après deux expériences américaines à oublier, était le meilleur choix possible pour sa carrière. Quatre mois seulement après À bout portant de Fred Cavayé qui lui avait ouvert la voie, et en épurant le concept de son style anglo-saxon, La Proie prouve qu'avec les personnes compétentes aux commandes le polar d'action à la française peut encore exister et n'a pas à rougir face à celui de nos voisins qui a lui plutôt tendance à s'endormir.

 

La Proie n'est pourtant pas exempt d'erreurs gênantes, y compris pour une pure série B. À commencer par un scénario qui parfois ne s'embarrasse pas de rigueur et cède à certaines facilités un peu grossières ou des seconds rôles complètement à côté de la plaque (Zinedine Soualem en roue libre est insupportable). Mais au-delà de ces détails, La Proie est un film d'action d'une efficacité remarquable. Tout d'abord par son récit serré malgré des sous-intrigues surmultipliées, mais surtout par le traitement qui lui est réservé. Le trio archétypal Dupontel/Taglioni/Debac fonctionne parfaitement à l'énergie, et Eric Valette renoue avec une certaine idée oubliée du cinéma de genre depuis Yves Boisset et Henri Verneuil. Une mise en scène brute, sèche, un refus de l'effet de style (et que c'est beau une scène d'action sans shaky cam !) et un véritable sens du découpage transforment La Proie en un polar d'action redoutable bourré de séquences musclées.

 

Excessif

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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 09:09

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Un braqueur s'évade de prison pour traquer son ancien codétenu, un tueur en série qui a entrepris de lui coller ses crimes sur le dos. Une policière de la Brigade des Fugitifs se lance à la poursuite du braqueur, devenu bien malgré lui l'ennemi public numéro 1. Quand chacun des protagonistes aura été au bout de lui-même, qui sera le chasseur, et qui sera la proie ?

 

Du film d'action façon anglo-saxonne, il n'y a pas que le sympathique et talentueux Fred Cavayé (Pour Elle, A Bout Portant) qui sait en faire. Avec beaucoup de sincérité et de qualités, Eric Valette fait aussi partie de cette génération de réalisateur fougueux qui apprennent de leurs erreurs pour mieux en sortir. L'exemple Valette est assez parlant. D'abord récompensé à Gérardmer pour Maléfique, il est appelé outre Atlantique pour réalisé le remake de La Mort en ligne de Takeshi Miike. Après One Missed Call, il revient en France pour signer Une Affaire d'État alors que l'on fait encore appel pour réaliser un DTV, Hybrid. Ses passages à l'étranger ne sont visiblement et clairement pas ses meilleurs œuvres, et c'est bien sur le sol français, avec la liberté qu'on lui offre, qu'Éric Valette signe ses meilleurs longs. Avec La Proie, il évolue dans le registre du film d'action, doublé en polar et thriller. Avec un Albert Dupontel ultra physique, décidé à dominer son personnage à 110%, La Proie s'avère être un film bourré d'action, prenant à souhait, en plus d'être très bien verrouillé par le scénario de Luc Bossi et Laurent Turner, sans manichéisme ni facilité. Les histoires s'imbriquent avec une facilité déconcertante, du réalisme et la violence d'une prison à plusieurs course-poursuites qui s'enchaînent.

 

 

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Albert Dupontel incarne Franck Adrien un braqueur obligé de s'évader lorsqu'il comprend que son ex codétenu est prêt à lui coller ses crimes sur le dos en les maquillant, tout en mettant en danger l'entourage de Franck Adrien. Après son évasion, il doit fuir une commissaire intelligente et doté d'une abnégation sans faille (Alice Taglioni, plutôt convaincante dans un autre rôle que celle de potiche blonde et sexy), tout en recherchant Jean-Louis Maurel, grand sadique psychopathe et tueur en série (incarné par un excellent Stéphane Debac). Le trio est efficace, tourne bien, et l'opposition entre les deux hommes passent à l'excellence. A cela s'ajoute une musique qui renforce l'action du film, gardant toujours à l'esprit ce côté anglo-saxon, puisque le compositeur Norman Fisher-Jones est britannique. Avec du lyrisme et une noirceur évidente, le plan musical complète un jeu de son lui aussi parfaitement en adéquation avec l'identité du film.

 

CineEmotion

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 16:58

Critique du film par Cécile Desbrun

 

Un polar d'action musclé

 

J'ai eu la chance de pouvoir assister à une projection du nouveau film d'Eric Valette, La Proie, qui sortira sur nos écrans le 13 avril prochain. Dans ce cinquième long-métrage (le troisième chez nous puisqu'il a réalisé deux petits films de commande aux Etats-Unis en 2008 et 2010), le réalisateur, adepte de cinéma de genre, nous plonge dans l'univers du film d'action noir à l'américaine, sur lequel il ne s'était pas encore penché, bien que la scène finale d'Une affaire d'état  (2009) laissait déjà présager qu'il était à même de donner toute son ampleur à ce type de projet.

Décrit dans le dossier de presse comme un polar d'action noir dans la veine du Fugitif d'Andrew Davis (1993), La Proie évoque en effet ce classique par ses scènes d'action assez hallucinantes, plutôt rares, il faut bien l'avouer, dans le cinéma français qui joue assez peu de l'hyperbole propre aux blockbusters US.

Dans ce qui restera comme une scène-phare du film, nous voyons par exemple le héros, Adrien, passer à travers une vitre, tomber d'une dizaine de mètres sur le capot d'un fourgon avant de courir à toute allure pour effectuer un impressionnant slalom entre les voitures sur l'autoroute pour semer la flic qui le pourchasse... pour finalement, après quelques sauts périlleux, atterir sur un train en marche ! Malgré cet aspect complètement surréaliste, la maîtrise et l'intensité de la mise en scène ainsi que le jeu physique et très brut d'Albert Dupontel confèrent  un aspect assez réaliste à ces scènes.

 

Un équilibre tendu

 

De même, bien qu'il s'agisse d'un thriller flamboyant plutôt grand public, certaines scènes surprennent par leur brutalité, comme celle qui permettra au héros, incarcéré suite à un braquage, de s'évader. La tension est constamment présente dans La Proie, non seulement par le rythme très enlevé du film de manière globale, mais également par la prestance des acteurs principaux.

Le héros incarné par Albert Dupontel, Adrien est en effet un "héros noir" comme aime le souligner Eric Valette, un braqueur solide et taciturne, bon gars dans l'âme mais qui poursuit son but avec détermination, même si pour cela il doit s'opposer aux forces de l'ordre. Il n'est certes pas aussi ambigu que les anti-héros du film noir classique américain puisque ses motivations pour s'évader sont nobles (sauver sa famille d'un  tueur en série agissant en toute impunité), mais ce profil criminel apporte une dimension supplémentaire au personnage, qui n'est pas blanc comme neige. Cela s'en ressent dans l'interprétation d'Albert Dupontel : si Adrien fait profil bas la plupart du temps, on sent couver en lui une énergie brute et sauvage prête à jaillir à tout moment.

 

Le tueur en série incarné par Stéphane Debac  et sa compagne (Natacha Régnier) insufflent également une noirceur qui apporte au film une densité différente de celle d'un simple film d'action mené tambours battants. Insoupçonnables au départ (bien que leur véritable nature soit révélée assez tôt), le couple Maurel est effrayant par leur apparente normalité de trentenaires vieux jeu, renforcée par nombre de scènes quotidiennes où on peut les voir au supermarché, à un barbecue chez des amis... La manière dont ils accostent les futures victimes du tueur, au volant de leur voiture, rappellera bien évidemment le couple Fourniret.

Le face à face entre Adrien et Jean-Louis Maurel, son ex co-détenu, est intéressant par la manière dont l'équilibre entre les deux bascule passé l'introduction en prison. Maurel, ce type pieux, ennuyeux et craintif, qui fait tâche en cellule à côté des braqueurs et criminels à gros bras, se révèle être un monstre, permettant à Adrien d'être dans la peau du type normal.

 

Divertissant et audacieux

La partie policière du film, menée par une Alice Taglioni surprenante dans le rôle d'une commissaire aguerrie traquant Adrien, est également très réussie, même si les rapports entre Claire et son supérieur (Zinedine Soualem), trop superficiels, auraient gagné à être plus approfondis. Si les trois protagonistes principaux ont très peu de scènes ensemble, il y a une véritable harmonie qui se dégage et la mayonnaise prend très vite.

Au final, La Proie surprend et emballe par sa maîtrise et ses partis pris francs. S'il est d'une facture classique par son intrigue, ce qui lui vaudra sans doute pas mal de reproches de certains critiques, le film d'Eric Valette convainc d'un bout à l'autre et s'offre au passage des scènes d'action d'une belle audace. Ni pur film d'auteur ni film d'action bourrin, il divertit et tient en haleine du début à la fin et nous fait, mine de rien, voyager dans des décors singuliers pour un thriller : les Alpes-Maritimes, de petits villages et lotissements lambdas, des zones industrielles... prouvant que ces lieux à priori anti-romanesques (contrairement aux grands espaces américains) peuvent constituer un terrain de jeu idéal à des films de grande ampleur.

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 22:32

 

Après son Affaire d’Etat, Eric Valette revient derrière la caméra et entraine avec lui Albert Dupontel, Stéphane Debac et Alice Taglioni dans une course poursuite rappelant un peu le film d’Andrew Davis sorti en 1993 avec Tommy Lee Jones et Harrison Ford. Mais ici, ce n’est pas seulement un flic qui poursuit un méchant.

L’idée de Luc Bossi (Cash et la série Paris Enquête Criminelle) et de Laurent Turner (Le Premier Cercle mais aussi dans un autre registre la série animée Lou!, d’après la BD du même nom) est de mettre en avant une poursuite entre deux méchants, et de ne faire de la police qu’une troisième partie essayant de comprendre ce qui peut bien se passer.

Ca s’appelle La Proie.

 

Voici la critique

 

Depuis quelques mois, le cinéma d’action a le vent en poupe en France et on ne peut que s’en réjouir. Même s’il y a toujours à boire et à manger, c’est un genre trop peu exploité pour bouder notre plaisir.
Ainsi quand Fred Cavayé passe derrière la caméra, quand un jeune réalisateur donne une arme à Jean-Paul Rouve ou quand le personnage de bande dessinée Largo Winch prend vie, on est toujours content de les voir.

Le petit dernier ne brille pas par son titre, tout aussi banal que les autres mais peu importe. Eric Valette, réalisateur d’Une Affaire d’Etat, revient derrière la caméra avec une grande course poursuite à travers le sud de la France : La Proie.
Contrairement à Cavayé, dont A Bout Portant est sans doute devenu l’étalon maitre du genre, qui préfère faire un film se déroulant en très peu de temps et de lieux, Eric Valette et ses scénaristes (Luc Bossi -Cash- et Laurent Turner -Le Premier Cercle) nous proposent une histoire d’envergure.

 

On va donc suivre ici deux prisonniers : le premier est gentillet, se fait tabasser par ses co-détenus et dit être victime d’une erreur judiciaire. L’autre a été condamné pour un braquage et n’a plus grand chose à tirer.
Mais le premier n’est pas si gentil qu’il y parait, bien au contraire. Il va enlever la fille du second et partir en quête du butin planqué. Ce qui incitera le père de la gamine à s’évader pour la retrouver le plus vite possible.

Ce sont bien les deux personnages incarnés par Stéphane Debac (le gentillet, en réalité un monstre) et Albert Dupontel (l’évadé prêt à tout pour sa fille) qui font la grande force du film.
Dupontel d’abord incarne avec brio un méchant, un vrai, du genre à avoir commis un braquage, à se gominer les cheveux en prison pour se donner un air plus effrayant, à se faire respecter par ses co-détenus sans jamais tomber dans leurs embrouilles. Son personnage est prêt à tout pour libérer sa fille. Et le comédien est également jusqu’au boutiste, se donnant vraiment à fond pour sans doute le rôle le plus physique du film.


Face à lui, Stéphane Debac est exceptionnel. Avec ses petites lunettes cerclées de métal sur le nez, son petit polo et son pull rose nonchalamment posé sur les épaules, on croirait croiser un père de famille à la sortie de la messe un dimanche matin à Neuilly Sur Seine, avec sa petite femme qui le suit partout sans rien dire. Un peu caricatural, certes, mais le personnage est tellement maniéré, tellement insupportable avec sa petite voix douce et sa gentillesse apparente qu’il n’en devient que plus insupportable. Surtout quand on découvre que c’est un réel pervers. Le portrait fait alors froid dans le dos, tellement froid que le cinéma d’action français tient là l’un de ses meilleurs méchants depuis bien longtemps.

 

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Mais malheureusement, La Proie n’est pas un film parfait. Si Alice Taglioni tient bien son personnage, tout la partie autour de ses confrères est assez pénible. Voir patauger la police dans l’enquête casse d’autant plus le rythme que le spectateur, lui, a tous les éléments pour comprendre ce qui se passe.
Qui plus est, Zinedine Soualem n’a jamais été aussi mauvais, il semble ne pas avoir été dirigé pour ses quelques scènes.

Ajoutez à cela un twist final sortant de nulle part et on se retrouve avec un film finalement assez mal dosé. Pourtant, avec sa réalisation lisible, ses bons personnages principaux et ses airs du Fugitif (le film avec Harrison Ford), La Proie est un divertissement de bonne facture et, encore une fois, on n’en a tellement peu à se mettre sous la dent qu’on ne va pas bouder son plaisir !

 

 

Cloneweb

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:11

Aujourd’hui a eu lieu la première projection de presse de La Proie, de Eric Valette. C’est une petite bombe.

Avant-critique.

Les Enfants,  l’heure est à la félicité : La Proie, d’Eric Valette, dont une première projection de presse parisienne a eu lieu cet après midi, est un putain de film. Je précise : ceci n’est pas une critique (c’est un peu tôt), juste un mini-post sans spoil pour modestement attirer votre attention sur l’exploit du réalisateur. Lequel s’est déplacé en personne tout à l’heure pour, avant que les lumières ne s’éteignent, nous prévenir qu’il s’agissait là d’une copie de travail avec un mixage inachevé. Je ne l’avais jamais vu en vrai, Eric Valette et je ne le voyais pas du tout comme ça, dites donc ! Un petit gars jovial, crâne ras, tout sourire et genre « bon pote », alors que je m’en faisais bizarrement l’idée d’un mec plutôt cérébral. Mais passons. La Proie raconte donc comment le braqueur Franck Adrien (Dupontel) s’évade de prison pour tenter désespérément de retrouver un serial killer qui s’en est pris à sa famille et court toujours dans la nature, mettant ses propres crimes sur le compte de Franck.

 

Après Maléfique et Une affaire d’Etat, le franc-tireur Valette vient de signer un nouvel exploit, donc, et La Proie renoue avec l’esprit des meilleures séries B d’action menées à fond de caisse, violentes et sans fioriture comme même les Américains ne sont plus fichus de nous offrir. Une course poursuite sidérante d’efficacité, lancée à la vitesse d’un TGV en pleine bourre, avec ses quelques maladresses certes mais qui ne déraille jamais et vous balance en pleine tronche une succession de scènes de cavales et gunfights dantesques, cadrés et montés comme dans un McTiernan de la grande époque. Je m’emballe un peu, mais l’enthousiasme est à la mesure du panard pris lors de la projection. Avec La Proie, Eric Valette rend enfin sa dignité au thriller d’action français trop longtemps souillé par les terribles purges d’Europa (Banlieue 13 and co, vous voyez le topo…). Un film qui prend totalement au sérieux la notion de plaisir du spectateur (sans la confondre avec « putasserie ») et crible son trépidant récit d’une rafale de personnages sobrement écrits (encore une fois, on est dans de la série B, pas chez Téchiné) et tous impeccablement interprétés. Tous !

 

La critique plus en détail ce sera pour plus tard, donc, mais un dernier message : si vous voulez que le cinéma de genre français ait un avenir et confirme la tendance amorcée récemment par le A bout portant de Cavayé, inscrivez la date du 13 avril sur vos calepins et ALLEZ VOIR CE FILM. On va me taxer de grandiloquent mais tant pis : si La Proie cartonne en salles, les moutons de Panurge du système de production tricolore (qui fonctionne avec exactement les mêmes réflexes que les ricains : on photocopie ce qui a marché) se pencheront alors (peut-être) un peu plus sur de vrais projets à la fois « in your face » et aboutis comme celui-là. Si au contraire La Proie se plante, nous aurons perdu une occasion en or d’inciter notre industrie à suivre l’exemple de Eric Valette et s’aventurer régulièrement sur le terrain du film d’action avec un cerveau. A tous les cinéphiles qui n’osaient plus espérer une relève crédible à l’action made in France, presque 10 ans après Nid de guêpes, je crie : soutenez Eric Valette ! Ce mec est notre Chevalier blanc, notre Kyle Reese, notre sauveur : avec La Proie, il vient de livrer un possible avenir au cinéma de genre français, une petite bombe totalement exportable, crédible dans chacun de ses rouages et qui ne demande qu’à faire « Boum ». Un chef-d’oeuvre, peut-être pas, mais un film déterminant, sans temps mort et qui parvient même à verser une larme d’humanité dans son bruit et sa fureur ambiants. On s’en recause !


La Proie, de Eric Valette. Scénario : Luc Bossi et Laurent Turner. Avec : Albert Dupontel, Alice Taglioni, Stéphane Debac, Natacha Régnier, Sergi Lopez, Serge Hazanavicius, Zinedine Soualem, Caterina Murino. 1h40. Sortie le 13 avril.

 

J. PLISSKEN


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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 13:10

Grand succès pour «Bienvenue aux Edelweiss» sur TF1 : le téléfilm de TF1 avec Claire Keim, Stéphane Debac, Marie-Anne Chazel et Edouard Montoute se classe en première place des audiences de lundi soir grâce à ses 8,680 millions de téléspectateurs (32,5% de parts d’audience, ou pda).

 

20mn.fr


 

Les audiences du lundi 3 janvier au soir ont vu TF1 prendre la tête du classement avec le téléfilm "Bienvenue aux Edelweiss" et la série policière "New York Unité Spéciale".

 

allocine


 

Bingo lundi soir pour «Bienvenue aux Edelweiss» : ce téléfilm  diffusé sur TF1 a conquis 8 680 000 téléspectateurs, soit 32,5% du public présent devant son poste.

 

Le Parisien


 

En ce premier lundi de l'année, TF1 confirme sa place de leader des audiences télé : la fiction « Bienvenue aux Edelweiss » ont convaincu près d'un téléspectateur sur trois.


 

La fiction Bienvenue aux Edelweiss a réalisé une très belle performance hier soir sur TF1


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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 17:36

 

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Le tournage de ce téléfilm avait crée la polémique, et sa diffusion avait bien faillit être repoussée voire même interdite, mais pourtant c’est en Octobre 2006 que la tragiquement célèbre « Affaire du petit Grégory » se voit proposée au téléspectateurs français lors de 3 soirées consécutives sur France 3 (3 fois 2 épisodes d’1 heure). Finalement, après visionnage, je trouve que ce téléfilm a su ne pas sombrer dans la facilité du voyeurisme, du grand guignol, ni même dans celle de la facilité (avec une mise en scène alternant la « reconstitution » et les « témoignages » à la barre lors du procès). Pas de séquences trash, pas de dialogues scénarisés à l’Américaine, mais une reconstitution qui sonne juste des années 80, avec des personnages brillamment incarnés par des comédiens talentueux. La ressemblance avec certains protagonistes est troublante ce qui renforce l’impact du téléfilm (peut-être trop, avec un risque de confusion pour le public !), mais les prestations d’Armelle Deutsch, Francis Renaud, Fred Saurel, Julie-Marie Parmentier (extraordinaire),  et Stéphane Debac (dont la métamorphose et l’interprétation sont bluffantes). L’histoire est donc ici retracée sans excès, avec pudeur, et permet de bien comprendre à nouveau la complexité de l’affaire, et le fait que chacun ait pu tour à tour être accusé, notamment faute des erreurs et des lourdeurs judiciaires. Le téléfilm s’est appuyé sur des ouvrages signés par les différentes familles mises en cause dans l’enquête, mais on peut toutefois lui reprocher d’être un peu trop parti pris pour les Villemin. On nous les présente comme d’évidents innocents, et les Laroche comme plus suspects. Cependant, c’est ainsi que l’histoire a été vécue à l’époque, donc c’est une adaptation fidèle aux événements passés… Une réussite !

 

critique.world

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 16:26

Critique - Djinns d'Hugues et Sandra Martin

 

Algérie, 1960. Une section de paras français est envoyée dans le désert pour récupérer une mallette estampillée «secret défense» dans l'épave d'un avion. Non loin de là, dans une citadelle assiégée, des djinns ou esprits maléfiques du désert vont se réveiller...

De cette idée originale, les réalisateurs Hugues et Sandra Martin ne vont avoir de cesse de la maltraiter. Enrobé par l'histoire de ces paras dirigés de mains de maîtres par le duo Durieux ( Stéphane Debac, parfait comme à son habitude) Vacard ( Thierry Frémont, aussi léger qu'un char d'assaut), le scénario s'éprend de dialogues assourdissants à coups d'une dizaine de «mais elle est où la mallette ?» On oubliera la trajectoire du jeune et frais Michel ( Grégoire Leprince-Ringuet, petit prince du désert), le personnage excentrique et rebelle qui fera basculer le récit vers le surnaturel. Avec un scénario aussi épais qu'un grain de sable, Djinns a bien du mal à atteindre sa cible.

 

Pourtant, force est de constater que pour ces réalisateurs issus de l'univers du clip, la maîtrise du cut est quasi totale. Avec de faibles moyens, ils arrivent à créer l'illusion grâce à des effets spéciaux maîtrisés et un montage effréné. Le désert, fer de lance de ce récit apocalyptique, est filmé avec stupeur et non sans volupté. On saura apprécier le geste, même si l'image ne fait pas tout. Un bon scénario, doublé d'acteurs dirigés à la perfection auraient donné à ce film de genre une épaisseur bienvenue. Pour ne pas dire nécessaire.

 

Tout le cine. com

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