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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:42

Éric Valette ne s’imagine pas autrement qu’en cinéaste de genre. Et il est très clair dans ses intentions : « J’ai voulu faire un film physique, viscéral. Il n’y a pas que les têtes qui parlent. Et je le fais au premier degré. Je ne plaque pas un commentaire, ni un regard postmoderne sur le genre... ».

Le genre ? C’est celui de la fuite en avant, le film de poursuite. Avec en fait deux poursuivis pour le prix d’un. L’un que la police croit innocent et qui est le vrai coupable, poursuivi par celui que la police croit coupable et qui n’est pas tout à fait innocent. Vous suivez ? Vous verrez c’est très

facile, le scénario est dans la ligne claire et il n’y a pas d’entourloupe, les scènes s’enchaînent avec une logique implacable. Avec énergie aussi, voire virtuosité quand il s’agit d’éviter les voitures d’un périphérique, aux basques d’un Dupontel qui dans sa peau de sombre héros laisse bien parler sa nature d’animal.

Mais avant d’être dans cette apologie du mouvement (sorte de matière première du cinéma), le film s’ouvre par une exposition renvoyant à un autre genre, lui aussi bien codifié, celui du film de prison. Avec maton vicelard, codétenus vous sortant comme qui rigole de longs tournevis de la poche manière de vous titiller les tympans. Prison moderne, modèle, avec parloir avec lit double si besoin, mais qui ne donne pas franchement envie d’y faire un stage.

Mais qui donne toutes les cartes nécessaires au spectateur pour participer, une fois que tout le monde se retrouve dehors, à cette chasse bien chorégraphiée. À côté du duo formé - presque toujours à distance respectable - par Dupontel en cavale et Alice Taglioni en femme flic sportive mais intuitive, un autre se met à exister devant nous, a priori plus paisible mais pour le coup absolument terrifiant. Il faut saluer la composition de Stéphane Debac en tueur de jeunes filles en série monsieur-tout-le-monde et de Natacha Régnier en femme soumise et complice.

D’un côté se joue avec une assez belle franchise et tous muscles au vent le jeu du flic et du voyou alors que le diable, bien plus pervers qu’un modeste braqueur de banque, a trouvé sa pitance du côté de la classe moyenne. Un thriller imparable qui fait comme il se doit un peu froid dans le dos.

 

 

Midi Libre

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:39

On pourrait employer le pluriel. Tout le monde est traqué dans ce thriller où la police pourchasse un fugitif échappé de prison qui, lui-même, colle aux basques d'un tueur en série...

La mise en scène d'Eric Valette s'accorde à son héros en mouvement constant : haletante, musclée. Un peu trop, comme si un film d'action ne pouvait être efficace qu'en ressemblant à 24 Heures chrono. Et on se passerait bien de la musique, pénible. Mais, dans l'ensemble, cette Proie tient la route grâce, d'abord, à Albert Dupontel. Visage fermé, il sprinte, saute, fait des roulés-boulés sur des trains en marche, sans doublure, comme le Bébel des années 1980. Scotchant. Mais le meilleur, c'est le tueur en série. On n'a pas vu depuis longtemps un personnage de pervers aussi « réussi » dans un polar français : doux, réfléchi, flippant - Stéphane Debac, une révélation. Il forme avec sa femme, soumise et consentante (Natacha Régnier, comme dans un état second), un couple monstrueusement crédible.

 

 

Télérama

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 16:53

Le film d'Éric Valette, La Proie, s'inspire de l'affaire Fourniret.

Voilà un film qui n'a pas de temps à perdre. Dans La Proie, l'impavide braqueur solitaire Albert Dupontel s'évade de prison pour traquer son ancien codétenu interprété par l'inquiétant Stéphane Debac. Celui-ci s'est pour l'occasion confectionné une panoplie caméléon de gendre idéal à la Jean-Luc Delarue. Après lui avoir dérobé son butin, cet assassin aussi pervers qu'intelligent a entrepris de lui coller ses crimes sur le dos. Une enquêtrice tenace (retour discret mais remarqué pour Alice Taglioni) se lance à la poursuite de Dupontel devenu malgré lui l'ennemi public numéro un.

Après l'excellent thriller politique Une affaire d'État, le réalisateur Éric Valette se lance dans un projet plus ancien qui lui tenait à cœur. À l'évidence, l'intrigue s'inspire de l'affaire Michel Fourniret, tueur en série condamné en 2008 à perpétuité pour l'enlèvement et le viol de jeunes filles. À la fin des années 1980, après un séjour en prison, il avait récupéré le magot d'un ancien compagnon de cellule. Le reste appartient à la fiction. Dans la lignée d'À bout portant, de Fred Cavayé, ou de Ne le dis à personne, de Guillaume Canet, Éric Valette confirme son statut de cinéaste à suivre. Son film de traque, affûté, rythmé, est sans temps morts. Il en profite pour orchestrer une trépidante course contre la montre en plein cœur des Alpes-Maritimes, paysages sauvages aux jolis villages encaissés dont on ne se doutait pas qu'ils pourraient servir de toile de fond à des séquences d'action plutôt spectaculaires. Valette se démarque également de l'archétype du braqueur au grand cœur, cher au polar français, en faisant de son fugitif un héros noir. Mention spéciale à Albert Dupontel, impressionnant d'énergie contenue, qui porte le film sur ses épaules avec une intensité brute jamais démentie.

 

Le Figaro

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 15:39

"La Proie" : l'efficacité à l'américaine ne traverse pas l'Atlantique

 

Une scène d'amour dans une prison, entre un braqueur en fin de peine (Albert Dupontel) et sa femme. En récompense pour sa bonne conduite, le détenu a eu le droit d'utiliser, pour quelques heures, une chambre conjugale. Le couple s'aime. Ils ont une petite fille. A 5 ans, elle ne parle toujours pas. Ils l'adorent. Le braqueur est un bon gars. Et les gardiens de prison des ordures. Le braqueur ne parle pas à son compagnon de cellule, un pédophile présumé qui passe ses journées le nez dans les romans de Claudel. Mais quand les caïds de la taule débarquent, avec la complicité d'un gardien, pour violer le pédophile, le braqueur, qui a la justice dans les tripes, intervient. Sa peine sera prolongée.

 

Entre temps, le pédophile présumé est disculpé. Avant de sortir, il vient remercier le braqueur pour son intervention, lui propose de lui rendre un service dehors, obtient le numéro de sa femme, se rend chez elle, la tue, kidnappe la petite fille. Le but : offrir une enfant à sa propre femme qui en rêve, une demeurée interprétée par la pauvre Natacha Regnier. Le braqueur comprend, mais trop tard que le pédophile blanchi en était un vrai. Il n'y a pas de fumée sans feu.

Il s'échappe de prison (fastoche) et mène l'enquête tout seul pendant que la police, incompétente, se focalise sur son évasion. Il faut dire que le pédophile est aussi un tueur en série et un génie du crime. Il a profité de sa cohabitation avec le braqueur pour récupérer quelques un de ses cheveux et une fois dehors, il laissé ses traces d'ADN sur les lieux de tous les crimes qu'il a commis. Heureusement, une jolie fliquette dotée d'une formidable intuition féminine (Alice Taglioni), va comprendre tout cela.

Reconduisant les clichés de la prison (le bon braqueur, le pédophile hideux), le film délivre un message tendancieux : le père qui veut sauver sa fille a forcément un sens de la justice plus développé que la société dans son ensemble. D'origine française, Eric Valette a tourné aux Etats-Unis (One missed Call notamment) et on sent bien qu'il a appris là bas à faire des scènes d'action. De ce point de vue, le film en met plein les yeux, avec une certaine efficacité. A son crédit, on notera aussi l'interprétation d'Alice Taglioni, toujours impeccable.

 

Le Monde

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 15:32

Chasse à l’homme au cinéma avec « La proie »

 

Ce film d’action 100% français, réalisé par Eric Valette (Maléfique) sort cette semaine à La Réunion. Zoom.


Franck Adrien (Albert Dupontel) est un braqueur qui s’est évadé de prison pour traquer son ancien codétenu, un dangereux tueur en série répondant au nom de Jean-Louis Maurel (Stéphane Debac). Aussi, vicieux que charismatique, ce dernier a kidnappé la femme (Caterina Murino) et la fille (Jaïa Caltagirone) de son ex-compagnon de cellule. Franck Adrien devient alors fugitif et fera tout pour sauver les siens. Ennemi public numéro 1 malgré lui, l’homme est poursuivi de son côté par Claire Linné (Alice Taglioni), une policière chevronnée de la brigade des Fugitifs.

« Quand chacun des protagonistes aura été au bout de lui-même, qui sera le chasseur, et qui sera la proie ? ».
Le casting de « La proie » compte également la présence de Sergi Lopez, Natacha Régnier, Zinedine Soalem et Serge Hazanavicius.
 
 
Eric Valette explique pourquoi il a décidé d’engager Albert Dupontel dans son film. Pour le cinéaste, Dupontel est non seulement un très grand acteur mais surtout « l’un des rares en France qui pouvait en plus assumer le côté très physique du rôle » dit-il avant de rajouter que le comédien « bénéficie en plus d’une grande affection du public », permettant de rendre le personnage de Franck Adrien : « complexe sympathique ».
 
 
Quant à Alice Taglioni, Eric Valette souligne que la veuve de Jocelyn Quivrin n’était pas son premier choix car le personnage de Claire Linné était à l’origine une quadragénaire. « Au-delà de son charme et de sa beauté, Alice dégage quelque chose de très physique et de très concret et le personnage de Claire lui permettait de se démarquer de certains de ses emplois habituels de ‘blonde glamour’ » justifie le réalisateur.
 
 
Enfin, concernant le tueur en série, les producteurs du film voulaient un comédien peu connu du grand public qui serait aux yeux des spectateurs « une espèce de page blanche sans a priori ». Pour l’équipe de « La proie », l’acteur idéal était Stéphane Debac car il arrivait « à dégager quelque chose d’ambigu, aussi bien dans la douceur que dans la folie, en étant toujours juste et intéressant ».
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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 15:28

Après l'excellent polar ­politique Une Affaire d'État, on attendait avec intérêt le nouveau film d'Éric Valette. D'autant que La Proie est un projet plus ancien, qu'il souhaitait à tout prix mettre en images. L'histoire s'inspire plus ou moins de l'affaire Michel Fourniret, ce tueur en série condamné à perpétuité pour l'enlèvement et le viol de plusieurs jeunes filles et qui, après un séjour en prison, avait récupéré le magot d'un ancien compagnon de cellule. Le reste appartient à la fiction. Dans La Proie, Albert Dupontel s'évade de prison pour traquer son ancien codétenu (inquiétant Stéphane Debac, relooké façon Jean-Luc Delarue), individu aussi vicieux qu'intelligent qui, après lui avoir dérobé son butin, a entrepris de lui coller ses crimes sur le dos. Une fliquette de la Brigade des fugitifs (Alice Taglioni) se lance à la poursuite du braqueur Dupontel, devenu malgré lui l'ennemi public numéro un. Valette confirme son statut de cinéaste à suivre en réalisant un film de traque, affûté, rythmé et sans temps mort. Mention spéciale à Albert Dupontel, impressionnant d'intensité, qui porte le film à ébullition avec une énergie qui jamais ne se dément.

 

Le Figaro

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:27

Critiques Presse sur ALLO CINE

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:23

Un polar d'action français, c'est rare.

Raison de plus pour Éric Valette de lui donner la radicalité et l'intensité maximales.

Avec une mise en scène au rasoir, des acteurs impressionnants

(Albert Dupontel et Stéphane Debac) et une vraie musique, on passe cent minutes haletantes, non dépourvues de profondeur dramatique.

L'enquête est menée par une policière, frêle sirène commandant poilus et tatoués, ce qui, c'est le plus étonnant, n'étonne personne aujourd'hui.

 

 

 

Famille CH

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 16:02

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C’est au cinéma du Prado que vient d’avoir lieu l’avant-première de «La Proie», film d’Eric Valette avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Stéphane Debac et Sergi Lopez dans les rôles principaux. Il s’agit d’un excellent polar inspiré d’affaires réelles et de crimes perpétrés par des tueurs en série. Certaines de ces affaires contiennent des éléments inouïs comme le suicide du gendarme Jambert qui traquait en vain Emile Louis, le modus-operandi terrifiant de sang-froid et d’amoralité du couple Fourniret ou le drame poignant de Patrick Dills emprisonné pour un double meurtre qu’il n’avait pas commis. Le film cependant est une fiction qui transcende certaines histoires vraies, ressuscitant non pas des faits mais leur intensité, leur thématique, leur puissance.

Un braqueur (Albert Dupontel) s’évade de prison pour retrouver son ancien compagnon de cellule (Stéphane Debac) à qui il a fait confiance et révélé la cache de son butin. Cet homme machiavélique s’avère être un dangereux tueur en série. Extrêmement manipulateur, il réussit à lui faire porter la responsabilité de ses propres crimes. Une policière de la Brigade des Fugitifs (Alice Taglioni) se lance à la poursuite du braqueur devenu l’ennemi public numéro 1.

Le réalisateur Eric Valette confie lors de la conférence de presse au Palm Beach que tout petit déjà il dévorait les livres dont le thème était la vie des tueurs en série et qu’il avait déjà lu cinq livres sur Fourniret avant de savoir qu’il réaliserait le film». Il a, poursuit-il, choisi : « Albert Dupontel pour son côté animal, viscéral. Un comédien, pour moi, n’est pas seulement une tête qui parle, c’est aussi un corps. Albert se bat comme une bête avec une violence terrible. Il a assumé lui-même la totalité de ses scènes d’action. Il a pris tous les risques : sauter sur un train en marche, tomber d’un immeuble, escaladé une pergola sans aucun câble de sécurité, sans structure renforcée, uniquement à la force des bras. Il est fascinant. Il donne une force incroyable au film Son potentiel physique est énorme. Quant à Stéphane Dabac, c’est une révélation. Dans ce rôle, il dégage quelque chose d’ambigu aussi bien dans la douceur que dans la folie. Il s’est totalement investi dans son personnage. Son look Burlington, pantalon à pli, mocassins à pompons a été créé par lui. L’actualité nous montre tous les jours que les individus les plus dangereux ne sont pas forcément  ceux qu’on remarque qui ont la mine la plus patibulaire». Stéphane Debac ajoute : «L’idée de jouer un méchant aussi atypique m’a tout de suite tenté. Maurel n’est pas une brute même si c’est un monstre. Il est manipulateur, machiavélique. Il a une absence de morale. Il a des pulsions auxquelles il cède car il n’a pas d’interdits. Pour lui, passer à l’acte constitue une simple concrétisation de son désir, de son envie, de sa pulsion. Natacha Régnier interprète sa femme Christine. J’ai trouvé en Natacha Régnier une partenaire idéale avec qui j’étais en parfaite symbiose».

 
Alice Taglioni est Claire Linné, la femme commissaire. Pour elle, c’est un emploi nouveau qui la démarque de ses rôles de blonde glamour. «J’ai beaucoup aimé me préparer physiquement pour ce film. Je suis moi-même très sportive, mais je devais dans ce film me battre, donner des coups de poing et même un coup de boule. Le personnage me plaît beaucoup. C’est une fille saine, normale qui a étudié le droit et beaucoup bossé pour devenir commissaire. J’ai aussi apprécié la générosité d’Albert Dupontel et j’ai pris un réel plaisir à incarner ce personnage très instinctif. J’aimerais aujourd’hui avoir l’avis d’un professionnel pour savoir si je suis crédible dans ce rôle de flic.»

Un super polar avec un scénario brillant, une dynamique, une montée en puissance dramatique très réussie et une interprétation magistrale des acteurs.

 

Marseille: Le jour&lanuit

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 09:51

Thriller. Un film d'Éric Valette, avec Albert Dupontel, Alice Taglioni, Stéphane Debac, Sergi Lopez.

Sortie le 13 avril.

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On fait parfois d'étranges et de mauvaises rencontres en prison. C'est le cas d'Albert Dupontel, abusé par un faux gentil, qui, une fois remis en liberté, ne va rien trouver de mieux que de lui coller sur le dos ses crimes de serial killer et menacer ses proches. Il ne faut pas mettre en colère Albert, qui n'a désormais plus qu'une solution : se faire la belle, prouver son innocence et retrouver cette ordure. Mais on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs : démontrer son innocence ne se fait pas sans dégâts et Dupontel aggrave son cas...

Il y a deux bonnes raisons d'aller voir La proie, film de série B qui mûrit bien grâce à ses contre-emplois. La première est un quasi-inconnu, Stéphane Debac, qui campe un serial killer de jeunes filles d'une normalité à vous glacer les sangs : un Fourniret doux, engageant et banal. La seconde est un homme de fer livrant une performance physique à couper le souffle, qui rappelle le meilleur Belmondo et fait passer tous les acteurs français actuels pour des mauviettes. Tout-fou chevelu à la bouche pincée, au regard halluciné, dont la voix chuintante vrille le cerveau, Albert Dupontel, qui avait pris une assurance spéciale pour effectuer lui-même les cascades, se retrouve ici dans de beaux draps. Mais il porte ce film à bout de bras, d'épaules, de jambes. Il y avait longtemps qu'on n'avait pas vu un acteur français se donner ainsi à fond.

 

Le Point

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