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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 21:16

Hollywood et ses thrillers n’ont qu’à bien se tenir ! Après « A bout portant«  de Fred Cavayes, le dernier film d’Eric Valette « La proie » prouve une fois de plus que le cinéma français d’action existe encore !

Courses poursuites, altercations musclées et intrigues bien ficelées rythment ce film intense dépourvu de temps mort. Côté interprétation, même si on s’accorde à dire qu’Albert Dupontel porte le film à ébullition, on ne peut que souligner le jeu remarquable de Stéphane Debac, acteur peu connu mais non moins prometteur, inquiétant dans le rôle du serial killer. La proie est donc une bonne surprise cinématographique qui certes n’est pas d’une grande originalité, mais a la qualité de  nous faire passer un bon moment…Et c’est déjà pas si mal !

 

culturestation

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 16:11

Enfin ! un polar Français avec un bon scénario et une bonne mise en scène.
  Du suspens, de l'action et des cascades sans temps mort, que  vous  en  oublieriez presque  de  respirer.

 
 -  Bravo au réalisateur Eric Valette -


 Albert Dupontel  y est excellent ;  Bon choix de casting  pour Sergi López,  
 également  pour Natacha Régnier parfaitement crédible dans le rôle de la femme de Jean-Louis Maurel interprété par Stéphane Debac.
 
  
  Stéphane Debac, qui dans son rôle de psychopathe, est exceptionnel .  
  Son jeu de pervers, absolument convaincant,  vous paralyse et vous fait froid dans le dos.

 

Chapeau bas  Monsieur Debac !

 

Excellent film, à voir absolument

 

 

 

A.Maeva

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 12:37

L’héritage

A peine le temps de se remettre du shoot d’adrénaline de Fred Cavayé (A bout portant, en DVD et Blu-Ray depuis le 5 avril) que déjà un autre héritier du polar bien de chez nous arrive pour nous exploser les mirettes telle une bombe sur pellicule.

A l’ancienne !


Après un Hybrid de sinistre mémoire, Eric Valette revient au pays pour laisser s’exprimer son talent et son héritage culturel en version originale. L’occasion de raviver le temps d’un film la flamme d’un cinéma national qui a des couilles et des tripes et autant de fougue que de savoir-faire. Un cinéma d’artisan au regard et au corps affûtés, qui appartenait alors (quelque part entre les années 60 et la fin des années 70) à Verneuil, Belmondo, Melville, Ventura, Audiard et compagnie.

Car La Proie est un vrai polar comme on en faisait alors, allant jusqu’à évoquer le sévèrement burné Peur sur la ville dans son mariage tout aussi réussi d’action, de cascades et de film de tueurs en série. Albert Dupontel y joue le rôle de Bebel, le flegme en moins, la sécheresse en plus, mais la même implication physique (il effectue lui-même toutes ses cascades) dans un rôle nerveux qui lui va à merveille : celui de Frank Adrien, un cambrioleur qui se retrouve avec tous les flics de France au cul après s’être évadé de taule pour sauver sa famille des griffes d’un tueur en série anonyme et de sa femme. L’inverse de A bout Portant, en somme, qui racontait l’évolution de Monsieur Tout-le-monde au contact de flics et de truands de Cinéma. Valette, lui, orchestre le combat d’un vrai héros de Cinéma, au corps taillé pour l’action, contre un monstre au visage de Monsieur Tout-le-monde. Le jeu est dès le départ bien plus vicieux, rappelant la présence aux manettes d’un adepte de la subversion et du semblant (le "faire semblant" bon enfant propre au Cinéma de genre et le faux-semblant, plus grave, du monde tel que le conçoit Valette).

Dès lors, pas étonnant de voir cet ancien des Guignols s’amuser autant à brouiller les pistes d’un récit qui pourrait aller tranquillement d’un point A à un point B sans broncher. Au lieu de ça, La proie vogue de personnage en personnage, de fausse piste en fausse piste et de genre en genre avec un brio rare (on navigue à toute allure du film de prison au western en faisant escale du côté de l’horreur et de l’action pure, le tout entrecoupé de vrais morceaux de film d’enquête). Tantôt léger et généreux, tantôt tranchant et vicieux, Eric Valette joue avec tout : ses outils, ses acteurs, son intrigue, ses codes et ses spectateurs. En résulte un film excitant et surprenant du début à la fin, complètement décomplexé, d’une audace et d’une confiance totale en ces artifices. En bref, La Proie est porté par un vrai plaisir du récit. L’apanage de cinéastes contemporains talentueux mais d’ordinaire pas vraiment français. Et si les oscillations audacieuses de la narration font parfois office de tentatives ratées (ça se disperse un peu trop en seconds rôles du côté des flics), le film ne perd jamais ni en intérêt ni en souffle.


Terrain de chasse

C’est que, malgré la singularité du mélange de genres et la dimension spectaculaire inédite dans le cinéma d'Eric Valette, le cinéaste évolue en terrain connu, au moins le temps de poser son intrigue. La Proie conjugue ainsi la tension anxiogène et la concision de Maléfique, son premier film (un taulard cherche à s’évader pour revoir son enfant et rencontre le Mal, ça vous dit quelque chose ?), avec la verve et l’ampleur d’Une affaire d’état, son deuxième essai français. Du coup, les 40 premières minutes du film s’évertuent d’abord à décrire un univers carcéral avec une sécheresse qui n’a rien à envier à Un Prophète (Olivier Schneider, le coordinateur des cascades du film de Jacques Audiard, chorégraphie ici des affrontements sidérants de brutalité). Pour ensuite utiliser Paris comme théâtre de scènes d’actions et de tensions intenses, à coups de steadycam et de mouvements de grues d’une belle ampleur.

Mais là où Une Affaire d’Etat prenait comme principaux décors des intérieurs de luxe et des extérieurs monumentaux de la Défense, Notre Dame et Montmartre pour y placer ses figures de pouvoir plus grandes que nature, La Proie préfère dans un premier temps évoluer sur le périph et la banlieue parisienne. Rien d’étonnant à ce qu’ensuite le récit prenne le train vers la France de province, celle des champs, des banlieues et des villages de montagne, représentés avec une cinégénie qu’on avait plus vu depuis Les Rivières Pourpres.


Faux-semblants

Car Eric Valette veut embrasser la totalité d’un système policier éparpillé (dans tous les sens du terme) et surtout entreprend de rester au plus près du quotidien de la population pour donner véritablement corps à la menace de ce tueur anonyme : un Monsieur tout-le-monde meurtrier dans une France tranquille de tous les jours qui n’est pas armée pour l’appréhender. Evoquant le cas du tueur en série Michel Fourniret jusque dans certains épisodes marquants (le trésor du " Gang des Postiches " devenant ici le butin de Franck Adrien), La proie n’est pas un film tranquille.

Le cinéaste joue à construire tout son récit sur des faux semblants dans le but de saisir l’essence même de l’horreur que représente son monstre, le très propre sur lui " en apparence " Jean-Louis Maurel (incarné par Stéphane Debac). Ainsi, dans La Proie, la sauvagerie se cache derrière des façades tranquilles de petites banlieues résidentielles ou de villages du sud. Et les ténèbres du récit se terrent sous des paysages ensoleillés de toute beauté (très peu de scènes de nuit dans le film). En faisant ironiquement écho à l’image de façade de couple modèle que Maurel incarne avec sa femme (Natacha Reignier, très bon choix de casting), ces paysages idylliques retrouvent, chez Valette, leur dimension de trompes l’œil de tous les jours et incarnent la menace d’un tueur qui est là sans être là, d’une horreur larvée. Il y a quelque chose de l’ordre de la contagion dans ces choix de mise en scène inhabituels (un film noir ensoleillé), comme si le tueur et la peur de son anonymat meurtrier avait vampirisé le récit et le pays entiers : le Mal peut venir de n’importe où. A ce titre, le jeu de Stéphane Debac en Maurel est exceptionnel : il y a quelque chose de latent, de presque imperceptible et terriblement inquiétant qui sonne faux chez le comédien dès lors qu’il porte le masque du voisin modèle. Et c’est lorsque le tueur fait surface que Debac se montre d’une justesse tétanisante.

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En captant les faux-semblants d’une France plongée dans la peur, La Proie fait peur. Et Eric Valette s’en amuse, jouant avec la terreur comme avec un formidable matériau de Cinéma. Ainsi, la chasse à l’homme spectaculaire entre l’évadé Franck Adrien et les flics renvoie inévitablement aux parties de " chasses " macabres de Jean-Louis Maurel, car emballées avec la même virtuosité qui nous cloue à notre fauteuil (le tueur, comme le cinéaste, connaissent leur terrain de jeu). Et la dimension ludique du film de course-poursuite trouve un reflet déformé aussi singulier qu’estomaquant dans le jeu du chat et de la souris cruel du tueur en série. Ces variations entre légèreté de l’action et gravité du fait-divers atteignent leur apothéose dans un morceau de bravoure final brute et angoissant qui, en réunissant tous les protagonistes, s’amuse à subvertir les rôles dans un jeu aussi jouissif que pervers avec le spectateur, faisant des chasseurs les proies et vice versa. L’occasion pour Valette de conjuguer le plaisir et l’audace du spectacle avec la brutalité sarcastique de sa vision du monde.


L’œil à la caméra

Car La proie, sous ses allures de petit B carré de haut calibre, aussi modeste qu’ingénieux, porte indéniablement la marque de son réalisateur et pose un regard singulier, tranchant et caustique sur les dysfonctionnements et les petites bassesses d’un système judiciaire et policier français confronté au Mal. Déjà, dans Maléfique et Une Affaire d’Etat, un objet ou un événement venait mettre en lumière le fonctionnement tacite, les rapports de forces déviants et les perversions d’une communauté qui finissait par se manger elle-même : un lettré, un idiot, un travesti et un homme d’affaires dans la cellule de Maléfique (beau microcosme) ; et une chaine (alimentaire presque) allant des hommes politiques aux journalistes en passant par les putes de luxe, les hommes de mains, les flics, les services de renseignements, les PDG et les tueurs à gages dans Une Affaire d’Etat. Ici, ce sont les services de polices se tirant dans les pattes, la délation " comme sport national " et les petites magouilles entre gardiens de prison et taulards qui, déchainés par la présence d’un Maurel amplificateur, passent sous l’œil affuté d'Eric Valette.

Armé du solide sens de l’ambiguïté qu’on lui connait, le cinéaste volontiers farceur s’immerge de manière musclée dans les coulisses d’une traque organisée par des flics aussi dispersés que le terrain de chasse est large. Il s’amuse à pointer de sa caméra le pourquoi du comment les ingérences de certains et les dissensions des autres (entre différents services ou même au sein de la même équipe) permettent au tueur manipulateur de passer sous les radars. Grinçant.


Flics et voyous

Au milieu de ce beau bordel, le parcours de Sergi Lopez (excellent en faux Don Quichotte obsédé par Maurel) résonne amèrement comme un futur possible pour les quelques flics qui tentent de faire leur travail quand tous les autres se trainent ou se tirent dans les pattes. Accompagnée par le solide Serge Hazanavicius, Alice Taglioni en impose dans le rôle à contre emploi d’une femme d’action pleine de droiture, véritable alter-égo du bon côté de la loi de l’évadé qu’elle a pris en chasse. Ce sont ces héros, archétypes sortis d’un western ou d’un film de Michael Mann (comme pouvaient l’être Rachida Brakni et Gérald Laroche dans Un Affaire d’Etat), qui insufflent à La Proie sa dimension humaine en même temps que sa dynamique de film d’action, même lors des moments les plus calmes.

Mais c’est bien le personnage principal en or massif, Franck Adrien, qui porte le film au delà des horizons envisagés par les précédentes bandes de Valette et lui confère une émotion brute inédite chez le cinéaste. En injectant une dose d’ambiguïté à son héros capable de la violence la plus sèche, Valette et Dupontel ne trichent pas (le gars est un cambrioleur, un vrai homme d’action, pas un innocent) et en font la seule force en présence qui avance à visage découvert dans un même élan du début à la fin. Il suffit de voir la carrure et les exploits physiques " en vrai " de l’acteur pour saisir qui est Franck Adrien. Le regard émouvant de Dupontel, son visage tout en violence rentrée et son corps en tension constante dégagent une énergie noire et impulsive qui anime tout le film et justifie, sans avoir à en dire plus, les cascades les plus dingues du personnage, presque suicidaires si elles n’exprimaient pas à ce point l’urgence de la survie. Franck Adrien est un vrai héros de Cinéma, aussi cash et direct que son but est pur et sans entrave : rien ne l’empêchera de sauver son enfant. Ainsi, pour la première fois de sa carrière, et sans rien atténuer de sa noirceur savoureuse, Eric Valette fait de son personnage central un véritable point d’attache et d'identification pour le spectateur. Il retrouve et décuple du même coup le souffle emprunt de lyrisme et d’humanité qui s’échappait par instant de son Affaire d’Etat (lorsqu’il capturait les sentiments vrais qui survivaient dans ce monde de faux), et qui explose ici dans un plan final magnifique.

Il est possible de faire du cinéma d’action en France depuis des années (ça fait bien 10 ans qu’on en mange régulièrement). Mais que ce genre de productions commence à se faire une place en dehors du giron EuropaCorp, et que les tentatives du genre les plus ambitieuses cessent de passer sous les radars du public populaire auquel ils s’adressent (remember Nid de Guêpes), ça c’est une sacrée bonne nouvelle. C'est bel et bien la promesse contenue dans La Proie (et sa sortie rapprochée avec A bout portant fout encore plus la pression) : que le Cinéma d’action français soit remis entre les mains de vrais artisans à la vision du monde singulière et à l’œil affuté. Ainsi, en plus d’être un excellent polar musclé ancré dans un héritage français carrément bonnard, La Proie est un vrai film d'Eric Valette. Avec la même virtuosité, le même plaisir de jouer avec les codes du cinéma de genre, la même noirceur et le même ton caustique qu’on lui connait depuis ses début. Oui, Eric Valette est bien le cinéaste foutrement doué qu’on supposait depuis Maléfique. Il faut maintenant espérer que le monsieur cessera son alternance de nationalité (un film ici pour un film aux States) tant sa singularité et sa verve ne semblent s’accommoder que d’un paysage cinématographique, culturel et social français.

En attendant, allez voir ce putain de film, courrez-y et retournez-y si vous avez aimé, parce que des bombes comme ça, on en voit pas tous les jours.

 

D. Sebaihia

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 12:16

Avec puissance, rythme et lyrisme, Éric Valette signe un nouveau thriller d'action détonnant avec La Proie.

 

Un braqueur s'évade de prison pour traquer son ancien codétenu, un tueur en série qui a entrepris de lui coller ses crimes sur le dos. Une policière de la Brigade des Fugitifs se lance à la poursuite du braqueur, devenu bien malgré lui l'ennemi public numéro 1. Quand chacun des protagonistes aura été au bout de lui-même, qui sera le chasseur, et qui sera la proie ?

Du film d'action façon anglo-saxonne, il n'y a pas que le sympathique et talentueux Fred Cavayé (Pour Elle, A Bout Portant) qui sait en faire. Avec beaucoup de sincérité et de qualités, Eric Valette fait aussi partie de cette génération de réalisateur fougueux qui apprennent de leurs erreurs pour mieux en sortir. L'exemple Valette est assez parlant. D'abord récompensé à Gérardmer pour Maléfique, il est appelé outre Atlantique pour réalisé le remake de La Mort en ligne de Takeshi Miike. Après One Missed Call, il revient en France pour signer Une Affaire d'État alors que l'on fait encore appel pour réaliser un DTV, Hybrid. Ses passages à l'étranger ne sont visiblement et clairement pas ses meilleurs œuvres, et c'est bien sur le sol français, avec la liberté qu'on lui offre, qu'Éric Valette signe ses meilleurs longs. Avec La Proie, il évolue dans le registre du film d'action, doublé en polar et thriller. Avec un Albert Dupontel ultra physique, décidé à dominer son personnage à 110%, La Proie s'avère être un film bourré d'action, prenant à souhait, en plus d'être très bien verrouillé par le scénario de Luc Bossi et Laurent Turner, sans manichéisme ni facilité. Les histoires s'imbriquent avec une facilité déconcertante, du réalisme et la violence d'une prison à plusieurs course-poursuites qui s'enchaînent.

 

 

Albert Dupontel incarne Franck Adrien un braqueur obligé de s'évader lorsqu'il comprend que son ex codétenu est prêt à lui coller ses crimes sur le dos en les maquillant, tout en mettant en danger l'entourage de Franck Adrien. Après son évasion, il doit fuir une commissaire intelligente et doté d'une abnégation sans faille (Alice Taglioni, plutôt convaincante dans un autre rôle que celle de potiche blonde et sexy), tout en recherchant Jean-Louis Maurel, grand sadique psychopathe et tueur en série (incarné par un excellent Stéphane Debac). Le trio est efficace, tourne bien, et l'opposition entre les deux hommes passent à l'excellence. A cela s'ajoute une musique qui renforce l'action du film, gardant toujours à l'esprit ce côté anglo-saxon, puisque le compositeur Norman Fisher-Jones est britannique. Avec du lyrisme et une noirceur évidente, le plan musical complète un jeu de son lui aussi parfaitement en adéquation avec l'identité du film.

 

 

Le Post

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 22:00

Eric Valette a bouffé du guépard ! Dans La Proie, il court après le braqueur évadé Albert Dupontel, le tueur en série Stéphane Dubac et la femme flic Alice Taglioni pour un petit thriller parfumé à la dynamite. Maléfique (2 003) et Une affaire d'Etat (2 009) avaient déjà convaincu de la gourmandise du réalisateur pour un cinéma de genre franc du collier avec de vrais morceaux d'action dedans. Il s'en donne à cœur joie aux trousses de protagonistes dont l'énergie se communique au film tout entier.
Dupontel, bodybuildé, est au taquet et fait ses cascades lui-même, mais on retiendra surtout la performance de Debac, inquiétant en sadique librement inspiré de Michel Fourniret. Après A bout portant de Fred Cavayé, ce chouette polar riche en adrénaline démontre que les Américains n'ont pas le monopole du thriller qui va bien. On « cocoricotte » en rugissant de plaisir.

 

20 minutes

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 21:51

La prison est sans aucun doute le lieu où l’on ressent le plus le besoin d’évasion. Un besoin devenu très pressant pour Franck Adrien (Albert Dupontel) depuis que Jean-Louis (Stéphane Debac), son codétenu, a recouvré la ­liberté, blanchi des accusations de viol sur mineur. C’est ce qu’on appelle une erreur de justice… à l’envers. En effet, ce brave Jean-Louis se révèle être un redoutable tueur en série qui va s’arranger pour faire porter le chapeau de ses crimes au pauvre Franck, qui n’a d’autre choix que de se faire la belle. A quelques semaines de sa libération, c’est moche. Traqué par toutes les ­polices de France, alors que sa femme (Caterina Murino) et sa fille sont ­menacées par le psychopathe, le fugitif est devenu la proie de Claire Linné (Alice Taglioni), un as de la Brigade des fugitifs. Pour Franck s’engage alors une course contre la montre et contre le monstre…

Un polar musclé

Ce polar, aussi musclé que son ­interprète principal, nous entraîne, à la vitesse d’un canoë emporté par les ­rapides, dans une histoire à rebondissements menée le mors aux dents et la mort aux trousses. La première partie du film se déroule dans les eaux troubles d’un établissement pénitentiaire où les matons se comportent en ­crapules, et les crapules en vermines. Si, côté baston, il n’y a rien à redire, côté réalisme, on s’aperçoit vite qu’Eric ­Valette n’est pas Jacques Audiard. Et les choses empirent dès que la police entre en scène. Valette n’est pas non plus Bertrand Tavernier. Ses flics sentent la série télé. Mais quand il s’agit d’appuyer sur le champignon de l’action, là, le ­réalisateur impose son savoir-faire. Intense, Albert Dupontel s’investit à fond dans ce rôle athlétique spectaculaire.

Alice Taglioni, en policière de choc, étonne, tant elle assure dans la castagne. Stéphane Debac est talentueusement répugnant dans la peau d’un Français moyen à l’obséquiosité malsaine et à la folie perverse. Bien ficelé, le scénario ne pèche que par une surenchère qui, au final, nuit à la crédibilité du récit. Mais, après tout, les films d’action façon Bruce Willis sont encore moins crédibles que ce thriller hexagonal aux ­angles aussi tordus que les cervelles des ­Fourniret et autres Emile Louis, ces ­terreurs de notre terroir.

 

 

Paris Match

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 21:37

Eric Valette (Une affaire d’Etat) réinvente le polar à la française. En s’entourant des meilleurs, il nous livre un film explosif, très rythmé mais qui manque parfois de profondeur, de subtilité et d’émotion.

 

La Proie c’est l’histoire de Franck Adrien, un braqueur de banques qui s’est finalement fait attrapé. En prison, les autres détenus cherchent à récupérer son butin qu’il a caché avant son arrestation. Franck Adrien résiste et se tient à carreaux pour retrouver au plus vite sa femme et sa fille. Son co-détenu, Jean-Louis Maurel, calme et réservé, faussement accusé de viol, cherche à lui rendre service. Franck va lui faire confiance et se rend très vite compte qu’il n’aurait jamais dû…

Pour sauver sa famille, il va s’évader de prison et commencer à traquer Maurel. S’il est chasseur, il est aussi la proie des services de polices du pays, et en particulier d’une policière de la Brigade des Fugitifs, Claire Linné, bien décidée à arrêter l’ennemi public N°1.

 

Si le film est un peu long à démarrer, on rentre très vite dans un rythme très soutenu qui se maintiendra jusqu’à la fin. Courses poursuites, fusillades, bastons en prison, accidents, force est de constater que le film prend le parti pris de l’action. Il ne se passe pas une minute sans que quelque chose n’arrive. Époustouflant! Le polard français semble en forme, à l’instar de l’excellent A bout Portant de Fred Cavayé. On est comme en apnée pendant 1h42, pas le temps de respirer et de dire « ouf », qu’une nouvelle péripétie est arrivée. Le film est à l’image de son héros Franck Adrien, obligé de courir de fuir tout le temps et partout.

 

Pour autant Franck Adrien ne porte pas vraiment le film. Si Albert Dupontel est excellent (comme à son habitude) on est obligé de se concentrer et d’être ébloui par les seconds rôles, et en particulier par la prestation de Stéphane Debac et Natacha Régnier. Ces deux là sont incroyablement crédibles en couple monstrueux. Stéphane Debac est juste terriblement flippant en pervers sexuel. Natacha Régnier n’en est pas moins dérangeante. Dans la Proie, Eric Valette a choisi le contre emploi pour ses acteurs: Alice Taglioni en a fini avec les rôles de Bimbo blonde et casse son image pour jouer cette femme flic à la Débra Morgan de Dexter. Zinedine Soualem en a lui aussi fini avec les rôles de gentil simplet et campe ici un inspecteur macho.

 

Si le film surprend par son rythme, l’accumulation de scènes d’actions à l’américaine, il pêche un peu au niveau de l’émotion et de la subtilité. D’abord par le côté super-homme de Franck Adrien qui ne s’effondre et ne meurt jamais! On aimerait le voir plus hésitant, plus perdu, plus faible et plus fragile. Là on est fasse à un Schwarzy que rien ne semble ni atteindre ni arrêter. Le film est en fait un peu trop cliché par moment. Franck Adrien d’abord en sur-homme sur-puissant, l’équipe de polices, les violences en prison, les méchants russes, les victimes qui courent les méchants qui marchent…

Si le film n’est pas sans rappeler Ne le Dis à Personne, pour son histoire et son rythme, la comparaison s’arrête là. Au délà d’un film d’action, Ne le Dis à Personne, est avant tout un film poétique et très émouvant. Dans La Proie on ne ressent rien. Aucun attachement pour Franck Adrien, aucun attachement non plus pour les autres personnages. On aurait aimé avoir plus de frissons… Peut être une volonté de faire un film d’action à 100%?

La Proie n’est pas un mauvais film loin de là, il ne deviendra pas non plus un chef d’œuvre mais à le mérite d’assumer son rôle: un bon divertissement à 2000 à l’heure!

 

 

2MuchPoney

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 18:59

Excellent polar à la française, La Proie rassemble une brochette de très bons acteurs (Albert Dupontel, Alice Taglioni, Stéphane Debac) autour d'un scénario pointu et d'une réalisation impeccable. Dans la lignée du récent A bout portant, un très bon moment de cinéma.


On savait Albert Dupontel à l'aise dans tous les registres : comique (Le Vilain, Enfermés dehors), dramatique (Fauteuils d'orchestre, Deux jours à tuer, La Maladie de Sachs) historique (L'Ennemi intime),  romantique (Odette Toulmonde)...

L'acteur revient ici à ses premiers atouts : l'obscurité, le film noir. Depuis ses premiers pas sur scène et ses premiers one-man-show, l'acteur explore en effet le côté sombre de son personnage, à son apogée dans Irréversible et Le Convoyeur. Afin de s'investir totalement dans le film, l'acteur a tenu à réaliser lui-même ses propres cascades, ce qui n'est pas allé sans dommages : double entorse et épuisement physique.

 

Ici il est le nerveux Franck Adrien, taulard contraint de s'évader pour sauver ceux qu'ils aiment, et le butin de son braquage. En mouvement la plupart du temps, il devient une bête furieuse marchant à l'instinct. Face à ce concentré d'énergie et de sensibilité, les autres acteurs tirent habilement leur épingle du jeu en maintenant la barre très haute. Alice Taglioni trouve ici un rôle à sa mesure, Claire, une jeune commissaire de police, intuitive et énergique, bien loin de ses rôles convenus habituels (La Doublure). Stéphane Debac (vu dans Phénomènes) glace le sang en serial killer dérangeant de douceur. Une excellente interprétation tout en nuance, plus vraie que nature.

Mais c'est sans doute dans une réalisation sans concession qu'on trouve la plus belle surprise : articulé en trois parties (en prison, en fuite, puis la mise en place du piège final), le déroulé de l'intrigue ne ménage aucun temps mort au spectateur. Le cahier des charges est parfaitement rempli : course-poursuite en train, voiture, prise d'otage, souricières... La violence est crue, réelle, ressentie. Eric Valette va à l'essentiel, filme au cordeau la douleur et l'instinct de survie, sans effets inutiles. Il renouvelle la prouesse de Maléfique, parvenant à sublimer un film de genre grâce à une direction d'acteurs sans faille. Parallèlement, le réalisateur, servi par une association de scénaristes talentueux (Luc Bossi et Laurent Turner) joue sur la notion de proie (qui traque? Qui est traqué ?) mais également de degré de criminalité : le « simple braqueur » devient héros face à un serial killer froid comme un serpent.

Le film parvient au statut de divertissement de haute volée, se payant le luxe d'une complexité psychologique agréable. L'ensemble de l'équipe technique et artistique ayant compris que « less is more », le résultat est brillant, simple et direct comme un coup de poing.

 

Mathilde de Beaune

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:48

Depuis le départ à la retraite de Bébel, le héros de série B d’action française a un complexe d’infériorité vis-à-vis des stars américaines. Luc Besson avait trouvé la parade avec ‘Nikita’ (1990) et les productions mondialisées d’Europacorp et cette figure a cessé, grosso modo, d’être originaire de Brive la Gaillarde à la fin des années 80.
Mieux que toutes les autres tentatives récentes (‘A bout portant’, ‘Légitime défense’), ‘La Proie’ trouve alors un compromis intéressant. Avant tout grâce à l’histoire, simple et accrocheuse comme un script hollywoodien : alors qu’un malfrat évadé de prison (Albert Dupontel) tente de rattraper un tueur en série (Stéphane Debac) qui en veut à sa famille, il est pris en chasse par la police française. Dans un mouvement inverse à celui de ‘Randonnée pour un tueur’ (1988) de Roger Spottiswood, la double poursuite file des villes vers la campagne et dresse un portrait sociologique et physique de la France assez rare dans le cinéma d’action hexagonal. Des gares de banlieue aux résidences pavillonnaires proprettes, en passant par les sentiers GR, Eric Valette exploite parfaitement les décors urbains et les paysages. Même s’il y a beaucoup à redire sur le scénario (parfois mal troussé) et certains personnages (le cliché du psychopathe à lunette), Valette signe un film d’action 100% label rouge.... sang, évidemment. En bonus, retrouver Alice Taglioni, formidable en fliquette pugnace et tête brûlée, est une très bonne surprise.

 

Evene

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:45

L'histoire
Franck Adrien, un braqueur qui a caché le butin d'un hold-up, s'évade de prison pour poursuivre son ex codétenu. Celui-ci, tueur en série de jeunes filles, lui colle des crimes sur le dos. Une policière de la Brigade des Fugitifs se lance à la poursuite de Franck, devenu bien malgré lui l'ennemi public numéro. Il s'engage dans une folle course pour sauver sa fille en danger.

 

Notre avis
Un "petit" polar ? Oui, mais de bonne facture et qu'on déguste avec une certaine délectation. Une série B qui maintient jusqu'au bout une tension palpable. Ce n'est pas la moindre réussite d'Eric Valette à qui l'on devait déjà l'excellent Une affaire d'Etat. Il signe une mise en scène tendue comme un arc, sans graisse inutile, sans psychologisme excessif.

 


La proie décrit plusieurs trajectoires inexorables qui vont inévitablement converger. C'est un bon thriller qui atteint, haut la main, son objectif principal : tenir le spectateur en haleine, le scotcher au fauteuil dans l'attente de nouvelles péripéties. Il a, en outre, le bon goût d'éviter les effets de mise en scène inutiles, les mouvements de caméra frénétiques et le montage hystérique qui sont la marque d'un certain cinéma d'action français.

La proie, c'est plutôt du brutal, comme on disait dans le temps. Le film est servi par un casting impeccable. En tête de liste, Albert Dupontel, bête traquée tout en muscles est vraiment impressionnant. Comme Stéphane Debac qui campe un tueur en série, d'autant plus effrayant qu'il paraît tout à fait banal. Alice Taglioni, loin de ses rôle habituels, est une femme flic crédible. Sergi Lopez, Natacha Régnier sont d'excellents seconds rôles dans la tradition du cinéma français. Une réussite.

 

 

La Provence

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