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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 18:59

Excellent polar à la française, La Proie rassemble une brochette de très bons acteurs (Albert Dupontel, Alice Taglioni, Stéphane Debac) autour d'un scénario pointu et d'une réalisation impeccable. Dans la lignée du récent A bout portant, un très bon moment de cinéma.


On savait Albert Dupontel à l'aise dans tous les registres : comique (Le Vilain, Enfermés dehors), dramatique (Fauteuils d'orchestre, Deux jours à tuer, La Maladie de Sachs) historique (L'Ennemi intime),  romantique (Odette Toulmonde)...

L'acteur revient ici à ses premiers atouts : l'obscurité, le film noir. Depuis ses premiers pas sur scène et ses premiers one-man-show, l'acteur explore en effet le côté sombre de son personnage, à son apogée dans Irréversible et Le Convoyeur. Afin de s'investir totalement dans le film, l'acteur a tenu à réaliser lui-même ses propres cascades, ce qui n'est pas allé sans dommages : double entorse et épuisement physique.

 

Ici il est le nerveux Franck Adrien, taulard contraint de s'évader pour sauver ceux qu'ils aiment, et le butin de son braquage. En mouvement la plupart du temps, il devient une bête furieuse marchant à l'instinct. Face à ce concentré d'énergie et de sensibilité, les autres acteurs tirent habilement leur épingle du jeu en maintenant la barre très haute. Alice Taglioni trouve ici un rôle à sa mesure, Claire, une jeune commissaire de police, intuitive et énergique, bien loin de ses rôles convenus habituels (La Doublure). Stéphane Debac (vu dans Phénomènes) glace le sang en serial killer dérangeant de douceur. Une excellente interprétation tout en nuance, plus vraie que nature.

Mais c'est sans doute dans une réalisation sans concession qu'on trouve la plus belle surprise : articulé en trois parties (en prison, en fuite, puis la mise en place du piège final), le déroulé de l'intrigue ne ménage aucun temps mort au spectateur. Le cahier des charges est parfaitement rempli : course-poursuite en train, voiture, prise d'otage, souricières... La violence est crue, réelle, ressentie. Eric Valette va à l'essentiel, filme au cordeau la douleur et l'instinct de survie, sans effets inutiles. Il renouvelle la prouesse de Maléfique, parvenant à sublimer un film de genre grâce à une direction d'acteurs sans faille. Parallèlement, le réalisateur, servi par une association de scénaristes talentueux (Luc Bossi et Laurent Turner) joue sur la notion de proie (qui traque? Qui est traqué ?) mais également de degré de criminalité : le « simple braqueur » devient héros face à un serial killer froid comme un serpent.

Le film parvient au statut de divertissement de haute volée, se payant le luxe d'une complexité psychologique agréable. L'ensemble de l'équipe technique et artistique ayant compris que « less is more », le résultat est brillant, simple et direct comme un coup de poing.

 

Mathilde de Beaune

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:54

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:52

A la projection du film La Proie, d'Eric Valette, à l'UGC Bercy  

le 12 avril 

 

 

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:47

 A  la projection du film La Proie, d'Eric Valette, à l'UGC Bercy  

le 12 avril .

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 15:23

  Le 12 Avril au UGC Bercy  

 

 Une partie de l'équipe du film avec Stéphane Debac au centre et Eric Valette à droite

 

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Le réalisateur : Eric Valette

 

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PurePeople

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:48

Depuis le départ à la retraite de Bébel, le héros de série B d’action française a un complexe d’infériorité vis-à-vis des stars américaines. Luc Besson avait trouvé la parade avec ‘Nikita’ (1990) et les productions mondialisées d’Europacorp et cette figure a cessé, grosso modo, d’être originaire de Brive la Gaillarde à la fin des années 80.
Mieux que toutes les autres tentatives récentes (‘A bout portant’, ‘Légitime défense’), ‘La Proie’ trouve alors un compromis intéressant. Avant tout grâce à l’histoire, simple et accrocheuse comme un script hollywoodien : alors qu’un malfrat évadé de prison (Albert Dupontel) tente de rattraper un tueur en série (Stéphane Debac) qui en veut à sa famille, il est pris en chasse par la police française. Dans un mouvement inverse à celui de ‘Randonnée pour un tueur’ (1988) de Roger Spottiswood, la double poursuite file des villes vers la campagne et dresse un portrait sociologique et physique de la France assez rare dans le cinéma d’action hexagonal. Des gares de banlieue aux résidences pavillonnaires proprettes, en passant par les sentiers GR, Eric Valette exploite parfaitement les décors urbains et les paysages. Même s’il y a beaucoup à redire sur le scénario (parfois mal troussé) et certains personnages (le cliché du psychopathe à lunette), Valette signe un film d’action 100% label rouge.... sang, évidemment. En bonus, retrouver Alice Taglioni, formidable en fliquette pugnace et tête brûlée, est une très bonne surprise.

 

Evene

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:45

L'histoire
Franck Adrien, un braqueur qui a caché le butin d'un hold-up, s'évade de prison pour poursuivre son ex codétenu. Celui-ci, tueur en série de jeunes filles, lui colle des crimes sur le dos. Une policière de la Brigade des Fugitifs se lance à la poursuite de Franck, devenu bien malgré lui l'ennemi public numéro. Il s'engage dans une folle course pour sauver sa fille en danger.

 

Notre avis
Un "petit" polar ? Oui, mais de bonne facture et qu'on déguste avec une certaine délectation. Une série B qui maintient jusqu'au bout une tension palpable. Ce n'est pas la moindre réussite d'Eric Valette à qui l'on devait déjà l'excellent Une affaire d'Etat. Il signe une mise en scène tendue comme un arc, sans graisse inutile, sans psychologisme excessif.

 


La proie décrit plusieurs trajectoires inexorables qui vont inévitablement converger. C'est un bon thriller qui atteint, haut la main, son objectif principal : tenir le spectateur en haleine, le scotcher au fauteuil dans l'attente de nouvelles péripéties. Il a, en outre, le bon goût d'éviter les effets de mise en scène inutiles, les mouvements de caméra frénétiques et le montage hystérique qui sont la marque d'un certain cinéma d'action français.

La proie, c'est plutôt du brutal, comme on disait dans le temps. Le film est servi par un casting impeccable. En tête de liste, Albert Dupontel, bête traquée tout en muscles est vraiment impressionnant. Comme Stéphane Debac qui campe un tueur en série, d'autant plus effrayant qu'il paraît tout à fait banal. Alice Taglioni, loin de ses rôle habituels, est une femme flic crédible. Sergi Lopez, Natacha Régnier sont d'excellents seconds rôles dans la tradition du cinéma français. Une réussite.

 

 

La Provence

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:42

Éric Valette ne s’imagine pas autrement qu’en cinéaste de genre. Et il est très clair dans ses intentions : « J’ai voulu faire un film physique, viscéral. Il n’y a pas que les têtes qui parlent. Et je le fais au premier degré. Je ne plaque pas un commentaire, ni un regard postmoderne sur le genre... ».

Le genre ? C’est celui de la fuite en avant, le film de poursuite. Avec en fait deux poursuivis pour le prix d’un. L’un que la police croit innocent et qui est le vrai coupable, poursuivi par celui que la police croit coupable et qui n’est pas tout à fait innocent. Vous suivez ? Vous verrez c’est très

facile, le scénario est dans la ligne claire et il n’y a pas d’entourloupe, les scènes s’enchaînent avec une logique implacable. Avec énergie aussi, voire virtuosité quand il s’agit d’éviter les voitures d’un périphérique, aux basques d’un Dupontel qui dans sa peau de sombre héros laisse bien parler sa nature d’animal.

Mais avant d’être dans cette apologie du mouvement (sorte de matière première du cinéma), le film s’ouvre par une exposition renvoyant à un autre genre, lui aussi bien codifié, celui du film de prison. Avec maton vicelard, codétenus vous sortant comme qui rigole de longs tournevis de la poche manière de vous titiller les tympans. Prison moderne, modèle, avec parloir avec lit double si besoin, mais qui ne donne pas franchement envie d’y faire un stage.

Mais qui donne toutes les cartes nécessaires au spectateur pour participer, une fois que tout le monde se retrouve dehors, à cette chasse bien chorégraphiée. À côté du duo formé - presque toujours à distance respectable - par Dupontel en cavale et Alice Taglioni en femme flic sportive mais intuitive, un autre se met à exister devant nous, a priori plus paisible mais pour le coup absolument terrifiant. Il faut saluer la composition de Stéphane Debac en tueur de jeunes filles en série monsieur-tout-le-monde et de Natacha Régnier en femme soumise et complice.

D’un côté se joue avec une assez belle franchise et tous muscles au vent le jeu du flic et du voyou alors que le diable, bien plus pervers qu’un modeste braqueur de banque, a trouvé sa pitance du côté de la classe moyenne. Un thriller imparable qui fait comme il se doit un peu froid dans le dos.

 

 

Midi Libre

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 09:39

On pourrait employer le pluriel. Tout le monde est traqué dans ce thriller où la police pourchasse un fugitif échappé de prison qui, lui-même, colle aux basques d'un tueur en série...

La mise en scène d'Eric Valette s'accorde à son héros en mouvement constant : haletante, musclée. Un peu trop, comme si un film d'action ne pouvait être efficace qu'en ressemblant à 24 Heures chrono. Et on se passerait bien de la musique, pénible. Mais, dans l'ensemble, cette Proie tient la route grâce, d'abord, à Albert Dupontel. Visage fermé, il sprinte, saute, fait des roulés-boulés sur des trains en marche, sans doublure, comme le Bébel des années 1980. Scotchant. Mais le meilleur, c'est le tueur en série. On n'a pas vu depuis longtemps un personnage de pervers aussi « réussi » dans un polar français : doux, réfléchi, flippant - Stéphane Debac, une révélation. Il forme avec sa femme, soumise et consentante (Natacha Régnier, comme dans un état second), un couple monstrueusement crédible.

 

 

Télérama

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:31

Stéphane était en direct  à la radio ce matin avec Marilou Berry 

dans le Mouv'  de 9h15 à 10h

 

 

A écouter ou réécouter en player :   LEMOUV'

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Published by maeva - dans INTERVIEWS
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